Général Gilles ANDRIAMAHAZO

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpgGénéral Gilles ANDRIAMAHAZO

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

gal-randriamahazo-transition.jpg

La nuit même, de l' horrible assassinat du colonel Richard RATSIMANDRAVA, le 12 février 1975, a été créé un comité national de direction militaire (Directoire) de dix-huit officiers émanant de toutes les armes des six provinces du pays. Celui-ci instaure la loi martiale, qui interdit toute activité politique et qui suspend les partis politiques afin de résoudre la crise politique. Officier le plus gradé du directoire, Andriamahazo prend sa tête et assume les fonctions de chef de l'État jusqu'au 15 juin 1975,

Création du directoire Militaire : Ordonnance n°75-001/O/DM du 11 février 75.

direcoire.jpgMembre de la directoire militaire :

Président de la directoire militaire :

Le général de Brigade Andriamahazo Jules

Second du Président du directoire dans la coordination des activités de l’inspection, générale de l’Etat  et de la direction du Plan :

Capitaine Jaotombo Ferdinand

Second du Président du Directoire en matière de défense Nationale :

Commandant Patureau Fernand

Secrétaire Générale du Directoire Militaire :

Capitaine Ralala Pierre

-         mais se saborda en juin.

Membres :

Province de Tananarive :

-         Lieutenant Colonel Rakotonirina Raymond

-         Commandant Rakotoarijaona Désiré

-         Commandant Andriamaholison Richard

Province de Majunga :

-         Capitaine Randrianasoavina

-         Capitaine Randriantanany Jean de Dieu

Province de Fianarantsoa :

-         Lieutenant Colonel Rakotomalala Joël

-         Lieutenant colonel Rakotondretsitoro

-         Capitaine Ramakavelo Désiré

-         Capitaine Marson Max

Province de Tuléar :

-         Lieutenant colonel Silasy Elie

-         Lieutenant Colonel Manjary Lucien

-         Commandant Soja

-         Commandant Raveloson Mahasampo

Province de Tamatave :

-         Capitaine de Frégate Ratsiraka Didier

-         Commandant Patureau Fernand

Province de Diégo-Suarez :

-         Capitaine Jaotombo Ferdinand

-         Lieutenant Vonimbola Samuël

La phase du directoire militaire ne durera que quatre mois (de février à juin 1975), mais elle est décisive à plus d’un titre. D’abord, avec la suspension de la partie politique, le 13 février, les forces armées focalisent désormais les luttes de pouvoir et de « leadership ». La composition du directoire militaire répond à un double souci d’équilibre. D’une part, elle essaie de respecter une équilibre entre les différentes armes (armée de terre, aviation, marine et gendarmerie). D’autre part, elle reflète une volonté d’équilibre régional entre les six provinces.

randriamahazo.jpgsoja.jpgdidier-ratsiraka.jpg

C’est ainsi que le Général Gilles Andriamahazo se trouve dans le quota de Tananarive, le commandant de gendarmerie Soja, dans celui de Tuléar, le capitaine de frégate Didier Ratsiraka dans celui de Tamatave. Très vite, trois tendances vont se dessiner dans le directoire militaire, polarisées par ces trois officiers. A quelques nuances près, elles recoupent celles qui ont conduit à l’implosion du cabinet Ramanantsoa. Andriamahazo incarne l’intérêt de la bourgeoisie merina, Soja se présente comme l’héritier de la ligne définie par Ratsimandrava, et Ratsiraka apparaît comme le chantre d’un nationaliste « gauchisant » tout en essayant de séduire la bourgeoisie des provinces.

soja.jpgandriamaholison-coul.jpgramakavelo.jpg

Il erroné de penser que Ratsiraka s’est facilement imposé au sein du directoire militaire, d’autant plus que certains officiers ne lui ont jamais caché leur méfiance, sinon leur hostilité ; c’est le cas notamment des « ratsimandravistes » convaincus de la première heure tels que les commandants Soja, et Andriamaholison et le capitaine Ramakavelo. Bien que bénéficiant d’une certaine aura depuis son passage au ministère des Affaires Etrangères où il symbolisa la souveraineté nationale retrouvée, Didier Ratsiraka est d’abord en position minoritaire dans le directoire militaire. Puis, grâce à une redoutable habileté de manœuvre, il réussit progressivement à y orienter les décisions, jouant tantôt sur la fibre « côtière » des membres, tantôt sur les courants centrifuges qui y coexistent, pour finalement y faire adopter son programme « socialiste » avant de se faire élire, au vote secret, chef de l’Etat et du gouvernement et président du Conseil suprême de la révolution le 15 juin 1975. (Jaona Rabenirainy).  

Gilles Andriamahazo, né le 5 mai 1919 à Fort-Dauphin, mort le 13 septembre 1989 à Tananarive, est un général et un homme politique malgache. À la suite de l'assassinat du président Richard Ratsimandrava, il est nommé président du Comité national militaire de la République de Madagascar du 12 février au 15 juin 1975.

D'origine Merina, engagé dans l'armée française à la fin de ses études secondaires, il participe à la Seconde Guerre mondiale comme sous-officier au sein des Forces françaises libres après qu'un accord franco-britannique a placé l'île sous l'autorité de la France libre, le 14 décembre 1942. En 1944, il parfait sa formation à l'École militaire interarmes de Cherchell en tant qu'élève-officier. Affecté en Allemagne en 1945, il est promu sous-lieutenant en 1949.

Rentré à Madagascar en 1950 comme aide de camp du haut-commissaire Robert Bargues, il combat en Algérie et à Madagascar, avant de prendre le commandement d'une compagnie à Dreux.

Au moment de l'indépendance de Madagascar, en 1960, il regagne l'île avec le grade de commandant. Après un commandement à Tuléar, il rejoint l'état-major, où il s'élève rapidement jusqu'au grade de général de brigade en 1970. Il est alors nommé inspecteur général des forces armées et du service civique. Durant les événements de 1972, le président Tsiranana le nomme gouverneur militaire de la capitale, où il se distingue par son action modératrice.

Sous le régime militaire, il est nommé ministre de l'Aménagement du territoire (1972-1974). En qualité de ministre d'État, chargé de la coordination du gouvernement, il devient le 5 février 1975 le suppléant quasi-officiel du président, ainsi que le militaire le plus gradé, avec le retrait du général de division Ramanantsoa.

La nuit même de l'assassinat du colonel Ratsimandrava, le 12février1975, le pays sombra dans le chaos totale.

un directoire militaire de dix-huit officiers émanant de toutes les armes des six provinces du pays et représentant toutes les tendances politiques, à l'exception du PSM et de l'extrême gauche, est créé afin de résoudre la crise politique: d’assurer le maintient de l’ordre, la sécurité et la survie de la nation :

Création du directoire Militaire : Ordonnance n°75-001/O/DM du 11 février 75.

Membre de la directoire militaire :

Président de la directoire militaire :

Le général de Brigade Andriamahazo Jules

Province de Tananarive :

-         Lieutenant Colonel Rakotonirina Raymond

-         Commandant Rakotoarijaona Désiré

-         Commandant Andriamaholison Richard

Province de Majunga :

-         Capitaine Randrianasoavina

-         Capitaine Randriantanany Jean de Dieu

Province de Fianarantsoa :

-         Lieutenant Colonel Rakotomalala Joël

-         Lieutenant colonel Rakotondretsitoro

-         Capitaine Ramakavelo Désiré

-         Capitaine Marson Max

Province de Tuléar :

-         Lieutenant colonel Silasy Elie

-         Lieutenant Colonel Manjary Lucien

-         Commandant Soja

-         Commandant Raveloson Mahasampo

Province de Tamatave :

-         Capitaine de Frégate Ratsiraka Didier

-         Commandant Patureau Fernand

Province de Diégo-Suarez :

-         Capitaine Jaotombo Ferdinand

-         Lieutenant Vonimbola Samuël

Second du Président du directoire dans la coordination des activités de l’inspection, générale de l’Etat  et de la direction du Plan :

Capitaine Jaotombo Ferdinand

Second du Président du Directoire en matière de défense Nationale :

Commandant Patureau Fernand

Secrétaire Générale du Directoire Militaire :

            Capitaine Ralala Pierre

-         mais se saborda en juin.

PROCES :

21 Mars 1975: Ouverture du procès de l'assassinat de Ratsimandrava au Palais de Justice d'Anosy: 296 personnes ont été inculpées, parmi lesquelles l'ancien Président Philibert TSIRANANA, l'ancien Ministre de l'Intérieur, RESAMPA, Secrétaire Général du P.S.M (Parti Socialiste Malgache qu'il créa après sa déportation à Sainte Marie), le Colonel Roland RABETAFIKA (premier Officier arrivé sur les lieux du crime: il était Directeur Général du Gouvernement de Ramanantsoa et habitait le quartier où l'attentat avait eu lieu), et le chef des mutins le Colonel Bréchard RAJAONARISON. 

 

Juin 1975: Le verdict rendu condamnait 3 comparses à 5 ans de travaux forcés et acquittait tous les autres inculpés. Toute la lumière ne fut pas faite sur cette affaire. 

Malgré le long procès qui se déroula sous le directoire militaire de transition dirigé par le général Gilles Andriamahazo, aucune lumière ne fut faite sur l'assassinat de cet homme que trop de groupes de pression, notamment financiers, pouvaient souhaiter voir disparaître, craignant de voir leurs intérêts fortement remis en question à cause de la politique du "fokonolona" prônée par Ratsimandrava, laquelle visait à nationaliser l'économie et la production malgache.

In fine, le procès de l'affaire Ratsimandrava s'arrêta pour sauvegarder l'unité nationale du pays, déjà assez fragilisée à cette période.

Celui-ci instaure la loi martiale, interdit toute activité politique et suspend les partis politiques. Officier le plus gradé du directoire, Andriamahazo prend sa tête et assume les fonctions de chef de l'État jusqu'au 15 juin 1975, date à laquelle le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient président du conseil suprême de la Révolution.

Sous la IIe République, Gilles Andriamahazo est promu général de division (1975) et préside le comité militaire pour le développement, avant de prendre sa retraite en 1976. Il meurt d'une attaque cardiaque en 1989, à l'âge de 70 ans.

2 votes. Moyenne 2.50 sur 5.

Ajouter un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×