Marc RAVALOMANANA

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpg 

Marc RAVALOMANANA

L’HOMME D’AFFAIRES RECONVERTI DANS LA POLITIQUE

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

ravalomanana-1.jpg

Marc Ravalomanana : portrait du président de la République malgache

Marc RAVALOMANANA est né à Imerinkasinina, un petit village situé à quelques kilomètres de Tananarive. Fils de Rajaona René et de Razanamanana hélène. Il est le cadet parmi quatre filles et quatre garçons, d'où son nom, qui signifie le huitième. Son enfance a été comme celle des autres enfants, c'est-à-dire ordinaire.

famille.jpg

Marié depuis 1974 à Lalao RAKOTONIRAINY, il a une fille et trois fils : l'aînée Sarrah RAVALOMANANA, ensuite Josoa RAVALOMANANA qui est étudiant à l'Université d'Heidelberg (Allemagne), le cadet, Tojo RAVALOMANANA étudiant à l'Université de Brighton (Royaume Uni) et le benjamin, Mike Tsana RAVALOMANANA est élève à l'American School de Tananarive. Il a surtout étudié dans des écoles à enseignement religieux. Très croyant, et cela depuis sa jeunesse(il a fait partie d'une chorale et a fait le catéchisme), ce protestant de l'église FJKM, dont il est d'ailleurs le vice président du Bureau National, n'entreprend rien sans une prière préalable. Il est un homme déterminé, charismatique, joyeux et polyvalent. C'est un battant. D'ailleurs, son caractère de meneur lui a permis de réaliser des prouesses dans sa vie d'homme comme dans sa vie de citoyen. L'une de ses grandes qualités est qu'il ne demande pas du temps pour faire une chose, il s'y met tout de suite. Le mot " impossible "n'est pas dans son vocabulaire.

II- Evolution de sa carrière

1-Ses débuts :

ravalomanana-velo-3.jpgLe petit laitier Il a débuté sa carrière comme vendeur ambulant de yaourts fabriqués en famille de façon artisanale. Puis il a créé à l'âge de 33 ans, grâce à un prêt de la Banque Mondiale, sa propre entreprise Tiko lequel s'est développé au cours des années. Aujourd'hui, le groupe Tiko S.A. dont il est le PDG et principal actionnaire représente 5.000 emplois directs et près de 100.000 emplois indirects. Il est considéré comme un des fleurons de l'industrie agroalimentaire malgaches. En effet, TIKO a acquis une notoriété telle aux yeux des malgaches que ses produits laitiers et autres sont devenus indispensables dans la consommation quotidienne à petite et grande échelle.

2-Le groupe Tiko et l'homme d'affaires
Après la fondation de sa société, Marc Ravalomanana s'est lancé avec succès dans l'arène politique. En novembre 1999, il est élu maire de la commune d'Antananarivo sous les couleurs de Tiako Iarivo. Il a commencé par la réhabilitation de la capitale, souhaitant en faire un symbole de fierté pour sa population et pour l'ensemble des malgaches. Il lance de vastes opérations de nettoyage et d'assainissement de grands chantiers et d'équipements urbains (centres sociaux et de santé, écoles, théâtres, jardins…), sur fonds propres de la commune et avec l'appui, notamment, de l'Agence Française de Développement et de l'Union Européenne.

III- La politique

1-La mairie

maire-de-tana.jpgmaire-ra8-1.jpg

Marc Ravalomanana a été élu maire de Tananarive le 15 décembre 1999 d'Antananarivo, hors des partis politiques sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iariov). Après son élection, il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaine avec comme devise : la "lutte contre la pauvreté". En deux ans seulement, la capitale Antananarivo retrouve peu à peu son image d'antan : reconstruction des routes et des jardins publics, nettoyage des marchés,…Aujourd'hui, la capitale semble être bien partie par le fait d'une gestion rigoureuse et transparente issue d'une vision et d'une réelle volonté politique, sur la base de ce constat qui prouve qu'aucune situation n'est inéluctable. Marc Ravalomanana peut revendiquer demain la place qui lui revient de par ses capacités et son dynamisme, en Afrique et dans le monde, et ce, en prenant en main de son propre développement.
En effet, pour lui, le concept de " lutte contre la pauvreté " n'est pas un simple slogan politique ésotérique, enivrant mais stérile, c'est une véritable stratégie nationale à mettre en place pour la mutation qualitative du cadre de la vie de la population de Madagascar, dans le respect de son identité culturelle. Cela implique de définir le développement d'une manière positive et dynamique et non par référence au sous développement actuel.

2-Le président de la République

Marc Ravalomanana, maire de la ville d'Antananarivo a annoncé le dimanche 05 août 2001 sa candidature aux présidentièlles sous les couleurs de l'association " Tiako i Madagasikara " (J'aime Madagasikara). C'était dans son village natal, au cours d'une conférence de presse sur la paroi du temple protestant FJKM local, qu'il proclame sa lancée dans la course à la magistrature suprême. Marc Ravalomanana s'est déclaré pour un développement rapide de la Grande Ile. Il compte accélérer toutes les actions entreprises pour assumer le plus vite possible une amélioration des conditions de vie des malgaches. Il veut s'attaquer aux différents maux qui rongent la société malgache, entre autres la corruption, la pauvreté, l'ingérance et veut protéger sa nation.
Son modèle politique est Franklin Roosevelt, l'un des plus importants présidents des Etats-Unis, et sa phrase fétiche est : " Aza matahotra fa minoa fotsiny ihany ", qui signifie en malgache : " n'ayez pas peur, croyez seulement en moi ".

Marc Ravalomanana s'attaquera aussi à l'insécurité qui touche la majorité de la population. Le premier magistrat de la "ville des Mille " a souligné que son accession à la Présidence de la République lui donnerait beaucoup plus de marge de manœuvre. Il pourra aussi continuer ce qu'il a initié à Antananarivo. Il se positionne ainsi en tant que bon manger qui entend reléguer au musée la lenteur dans la gestion des affaires nationales. Dans sa lutte politique, ses principes sont la réforme de l'Etat, la lutte contre la pauvreté, avec ses corollaires que sont l'éducation et santé, et une politique cohérente d'aménagement du territoire comme base d'un développement économique et social.

Dans le domaine de l'éducation, la priorité portera sur la lutte contre l'analphabétisme et le renforcement le la formation professionnelle et technique qui doit fournir des compétences adaptées aux besoins d'une économie de conquête. Cela implique bien sûr le renforcement de la formation des éducateurs (école normale, université,…) et une réelle valorisation des métiers de l'éducation.

Dans le domaine de la santé, qui est un droit pour tous les citoyens, l'effort portera en priorité sur l'accès aux soins pour les plus démunis, des centres de base seront multipliés, l'utilisation des médicaments génériques développée systématiquement et la population des personnels de santé adaptée aux nouveaux objectifs. La lutte contre les grandes endémies présentes à Madagascar (peste, choléra, paludisme), contre le sida, devra être renforcée pour aboutir ) leur éradication progressive. Les efforts pour l'équipement des hôpitaux seront redoublés.

La politique d'aménagement du territoire sera axée sur une mise en valeur équilibrée des potentialités régionales dans un esprit de réduction des disparités. Elle est basée sur le désenclavement des régions, le développement et l'entretien des infrastructures e liaison, la relance d'une économie plus agressive autour des pôles urbains à restructurer et à développer. Elle s'appuiera également sur une réforme du foncier, de l'agriculture et des réseaux de commercialisation des produits afin de répondre aux besoins alimentaires de la population. De même, l'économie du pays ne peut se contenter d'une croissance alignée sur les moyennes mondiales. Elle doit faire preuve d'agressivité, dans un esprit de conquête de nouveaux marchés internes et externes, pour des produits de qualité reconnue.

C'est dans cet esprit de partenariat, et non d'assistanat, que Marc Ravalomanana souhaite mettre en œuvre ces politiques, et ce, dans le respect de la souveraineté nationale de Madagascar.

 

CONCLUSION

banner.jpgEn bref, Marc RAVALOMANANA est doté d'une personnalité aussi riche que bienveillante. A la fois économiste et politicien de talent, il mène de main de maître toutes les actions qu'il entreprend d'ailleurs avec une stratégie hors d'atteinte.
Il incarne l'image de la prospérité dont les Malgaches ont toujours rêvé. Actuellement premier homme du pays, il compte sortir rapidement ses compatriotes de la pauvreté et se donne comme priorité d'instaurer dans le pays le " FAHAMARINANA " et le " FAHAMASINANA " garants d'un développement durable et effectif.
Les prouesses qu'il a déjà effectuées dans différents domaines et dont il s'est toujours distingué lui ont valu des reconnaissances et une notoriété incontestables.

D'ores et déjà, tous les Malgaches ainsi que la communauté internationale doivent le soutenir et collaborer avec lui afin que tous puissent œuvrer dans un effort commun et donner à la grande île l'avenir radieux qu'elle mérite.

Il appartient à l'ethnie Merina. Autodidacte, il dirige la petite laiterie familiale et la transforme grâce au soutien d'un proche de la famille, et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A. Il est marié et a quatre enfants.

En décembre 1999, il est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaines avec comme devise : la « lutte contre la pauvreté ».

L'élection contestée de 2001

Le 16 décembre 2001 a lieu le premier tour de l'élection présidentielle de Madagascar.

Les résultats, selon le ministère de l'Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44 % des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61 %. Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien à Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne Tiako'i Madagasikara, qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils affirment que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53 % des suffrages et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils possèdent un exemplaire. Le 17 janvier 2002, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a accepté à ce qu'un nouveau décompte des voix se tienne pour départager les deux candidats. Le 26 janvier, cette Cour Constitutionnelle a publié son résultat selon lequel Ravalomanana a obtenu la majorité des voix, mais pas assez pour être déclaré vainqueur de l'élection2. Mais les partisans de Marc Ravalomanana contestent ce verdict de la HCC et appellent les gens à descendre dans la rue.

Excité par ses partisans regroupés sur la place du 13 mai, Marc Ravalomanana se préparait, dès le 20 février, à s'auto-proclamer coûte que coûte "président de la République" et le 22 février 2002 il franchit le pas et s'autoproclame "président de la République"2 soutenu par une partie des membres de la Haute Cour Constitutionnelle et quelques magistrats au stade municipal de Mahamasina (Antananarivo).

L'auto-investiture du 22 février 2002 n'a pas été acceptée par la communauté internationale. Marc Ravalomanana a dû renouer avec la voie diplomatique et accepte la médiation du président sénégalais Abdoulaye Wade.

Les choses ont évolué différemment. Le conseiller spécial de Marc Ravalomanana, Norbert Lala Ratsirahonana, ancien président de la Haute Cour Constitutionnel, a su convaincre les membres de la HCC de confirmer la victoire du candidat Marc Ravalomanana au premier tour. Après un nouveau décompte2, une deuxième investiture a eu lieu, cette fois-ci « légale », le 6 mai 2002. Les représentations diplomatiques envoient leur numéro deux[réf. nécessaire] à Mahamasina assister à une cérémonie officialisant l'entrée en fonction de Ravalomanana.

Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre le contrôle de l'administration. Il a fallu à nouveau démanteler les barrages "anti-économiques"2 dont celui sur la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina, la ville du grand port. Pour cette mission, les réservistes ont été préférés à des éléments de l'armée régulière pour désarmer les milices et les militaires aux ordres de Ratsiraka et assurer la pacification du territoire. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar après l'issue de la crise politique de 2002.

Présidence

À l'issue de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana et son parti Tiako i Madagasikara devaient une nouvelle fois légitimer leur accession au pouvoir. C'est chose faite avec les élections législatives et communales largement dominées 3. Le premier mandat du président Ravalomanana a été plutôt calme et stable grâce à la politique de la "main tendue" de l'AREMA, parti de Didier Ratsiraka (dirigé par leur secrétaire national, Pierrot Rajaonarivelo) qui, pour favoriser un climat de paix sociale a préféré choisir le numéro deux du TIM d'être le président du Sénat pourtant à majorité AREMA. Les partis de l'opposition sont minoritaires mais bien présents, en particulier au Sénat dont la présidence a été confiée au numéro deux du TIM. Chose rare dans la démocratie malgache[réf. nécessaire], le Premier ministre Jacques Sylla a été maintenu à son poste durant tout le mandat présidentiel.

Marc Ravalomanana fut réélu au premier tour de l’élection présidentiel du 3 décembre 2006 avec l'obtention de 54,79 % (2 435 199 ) des voix.

Les opposants réclament la révision de la loi électorale que l'ancien président Didier Ratsiraka aurait conçue pour se maintenir au pouvoir. Ils délaissent la campagne sur le référendum du 4 avril 2007. La révision de la Constitution concerne la mise en place des régions, la reconnaissance de la liberté de religion à la place de la laïcité, l'anglais en tant que troisième langue officielle. Sans adversaires, le TIM domine le Parlement et a un millier de maires élus, soit deux sur trois[réf. nécessaire].

Gouvernance

Marc Ravalomanana a adopté un nouveau style très chef d'entreprise, il veut aller vite tout en restant pragmatique 4. Mais cette confusion de genre le conduira à sa perte puisqu'il confond "caisse de l'Etat" et la trésorerie de son entreprise. Il encourage les Malgaches à travailler dur, vite et bien. Les concepts en anglais font leur apparition[réf. nécessaire] : rapid result initiatives, private public partnership, task force, ownership, leadershipnon par souci du développement de Madagascar mais par une haine tenace qu'il porte envers la France. Des services administratifs ont été créés dans le but d'instaurer une bonne gouvernance : le Bianco pour lutter contre la corruption, le SAMIFIN contre le blanchiment d'argent, le Central Intelligency Service, le Conseil supérieur de la défense nationale5... Cependant le style du président n'est pas du goût de ses opposants et d'une large partie de la population qui l'accusent q'affairrisme et de pratiques autocratique du pouvoir. Ces accusations entraineront d'ailleurs sa chute.

Économie

Il aura été marqué par le recours à des entreprises étrangères pour gérer les compagnies nationales Jirama (eaux et électricité) et Air Madagascar. Une mesure de détaxation périodique a été appliquée sur des produits spécifiques afin de relancer la consommation et aider certains secteurs de l'économie. L'Economic Development Board of Madagascar est créé pour faciliter les investissements. L'effacement de ses dettes permet au pays d'investir dans son développement.

Le MAP ou Plan d'action pour Madagascar est un plan de développement quinquennal qui se présente en termes d'engagements et de défis à relever pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Marc Ravalomanana mise sur la révolution verte : multiplier la production alimentaire par trois et faire de la crise alimentaire mondiale une opportunité.

Des pôles intégrés de croissance sont mis en place en partenariat avec la Banque mondiale. Toamasina est décrétée capitale économique. Les projets miniers (ilménites, nickel, cobalt, pétrole) sont devenus concrets et apportent le développement économique et social dans la région. Des doutes persistent sur leur impact écologique, le réel apport au développement local, les bénéfices que l'État perçoit.

Réformes

Sous la présidence de Marc Ravalomanana, les réformes ont été nombreuses : la redynamisation de la décentralisation et de la déconcentration, la réforme foncière pour donner aux paysans un titre, la possibilité aux investisseurs étrangers d'acquérir un terrain, la réforme fiscale visant à augmenter le nombre de contribuables et la recette, le "ciel ouvert". La plus grande réforme serait la transformation de l'Éducation Nationale du primaire - qui dure sept ans – jusqu'au niveau supérieur. Marc Ravalomanana fait entrer l'apprentissage de l'anglais en primaire et envoie des jeunes étudier aux États-Unis.

Marc Ravalomanana n'a jamais remis en cause les principaux choix stratégiques des précédents dirigeants, à savoir : la francophonie, la totale coopération avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), un système financier dominé par les banques françaises. Par contre il a confié au cabinet allemand Lahmeyer la gestion de la société d'État de distribution d'eau et d'électricité JIRAMA et à Lufthansa Consulting la direction de la compagnie nationale Air Madagascar. Des tentatives de reforme du secteur des transports comme le retrait de l'organisation francophone ASECNA pour une gestion directe de l'espace aérien national a échoué7.

Jusqu'à son départ, Marc Ravalomanana n'a pas réussi à imposer au CIO et à la FIFA sa vision de l'organisation et du financement du sport national.

Relations internationales

Marc Ravalomanana a été reçu docteur honoris causa par trois universités, Université d´ Antananarivo, Abilene Christian University9 et l'Université de Pékin.

Crise politique de 2009

Un projet encore en étude d'une location de 1,3 million d'hectares à l'entreprise sud coréenne Daewoo Logistics en novembre 2008 11 participe au début de la contestation de l'autorité de Marc Ravalomanana. S'ajoutant à cela une grande incompréhension de la décision prise par Marc Ravalomanana d'acquérir un jet présidentiel à 60.000.000 USD. De plus, les virulentes critiques de la part de politiciens comme Herizo Razafimahaleo contre Marc Ravalomanana dans son obstination à maintenir à tout prix le sommet de l’Union Africaine prévu pour 2009 à Antananarivo a donné de la légitimité à la contestation.

Le meneur de cette contestation, le maire de la capitale Andry Rajoelina, critique Marc Ravalomanana en l'accusant de pratiques autocratiques et de mainmise sur la sphère économique. La crise prend une ampleur très importante à la fin de l'année 2008 et le 26 janvier 2009 la foule haranguée par le meneur saccage la radio MBS, l'imprimerie Blue Print et les magasins Magros, tous appartenant à Marc Ravalomanana. Le 7 février 2009 surnommé le samedi rouge, la garde présidentielle tire sur la foule qui se dirigeait vers le palais présidentiel d'Ambohitsirohitra causant de nombreux décès et blessés par balle. Aucune enquête n'a encore permis d'établir la vérité sur cet événement. Depuis l'Afrique du Sud, où Marc Ravalomanana a dû s'exiler pour sa sécurité et celle de sa famille, il demandera qu'une enquête internationale soit menée pour éviter la partialité de la Justice Malgache d'ailleurs remaniée dès l'accession de Andry Rajoelina à la tête de la transition. En mars 2009 une partie de l'armée rejoint le mouvement de contestation et prend d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra, dans lequel toutefois le président Ravalomanana ne se trouve pas.

Le 17 mars 2009, il passe son plein pouvoir (interprété comme démission par certains et passation de pouvoir pour d'autres) sous la pression des militaires. Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissout par décret du chef de l'État. Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont confiées à un directoire militaire à qui le président Ravalomanana remet le pouvoir14. Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues » 15. Quelques heures plus tard, l'amiral Ramaroson transmet le pouvoir à Andry Rajoelina qui prend ses fonctions de président de la Haute Autorité de transition. Cette dernière transmission de pouvoir n'est pas étonnante puisque les militaires du CEMGAM ont déjà annoncé que le directoire militaire sera renié. La transmission du pouvoir ne s'est pas faite sous la menace selon le vice-amiral Hyppolyte Rarison Ramaroson. Le 24 mars, il réapparait au Swaziland.

Le saviez-vous:


09-ravalomanana.jpg

 

Marc Ravalomanana prenait comme modèle Franklin Roosevelt,

un des plus grands présidents des Etats-Unis et un politicien fervent.

1 vote. Moyenne 2.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×