Albert ZAFY

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpgFondation du Troisième République

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

sceau-zafy.jpgProfesseur Albert ZAFY

Biographie

Qui est le Professeur Albert ZAFY

Ce fils de famille paysane catholique et conservatrice, est né le 1er mai 1927 à Betsiaka (Ambilobe) dans la province de Diégo-Suarez.

Il fit ses études secondaires à l’école le Myre de Vilers et à l’établissement protestant Paul Minault, à Antananarivo.

Arrivé pour la première fois en France en 1951, Albert Zafy s'installe à Montpellier où il suit et termine ses études de médecine générale option chirurgie. Il obtient son diplôme de spécialité en chirurgie thoracique. Il a connu à cette période le Docteur Vigouroux. Accessoirement, il décroche des licences de mathématiques et de physique.

Durant son séjour, ce francophone ne manquait pas de célébrer chaque année en France le 21 février, la journée de la lutte anti-colonialiste (ou contre le neo-colonialisme). L’histoire dit que cela lui a valu un coup de matraque sur la tête.

A la fin de ses études en 1964, il rentre à Madagascar pour travailler au service chirurgie de l’Hôpital public d’Antananarivo.

 

ceremonie.jpgIl aura aussi, durant ces mêmes années, fondé une famille en épousant, Thérèse Auguste ZAFIMAHOVA, fille de Antoine ZAFIMAHOVA et de Marie Anne KEMBA, jeune fille Antesaka selon le rite traditionnel Antakarana.

Albert et Thérèse ont trois enfants : 1°)- Aimé ZAFY  marié avec Jackie RANAIVO (Patou, Kevin, David),  2°)- Sylvie ZAFY mariée avec Sylvain Christophe (Michael et Stephan), séparés et remariée avec Georges KAMAMY (Hatea). 3°)- Richard ZAFY ou Titus marié avec  Hadjee Mirella (Johanna et Antonio).

Catholique, il fit ses études secondaires à l’école le Myre de Vilers et à l’établissement protestant Paul Minault, à Antananarivo.

De 1966 à 1970, il revient à Paris pour obtenir son agrégation de chirurgie où il était l’assistant du Professeur Cabrol. Ce patriote, malgré les propositions avantageuses à l’étranger -en France particulièrement-, n’a jamais hésité à vivre à Madagascar pour servir son pays.

chirurgien1.jpgDe retour au pays, il devient le chef du service chirurgie à l’Hôpital général d’Antananarivo tout en enseignant la sémeilogie et la pathologie chirurgicale à la faculté de médecine de l’Université de Madagascar devenu plus tard l’Université d’Antananarivo.

gouvernement.jpgA l’appel du nouveau chef de gouvernement le Général Gabriel Ramanantsoa qui a reçu !es pleis pouvoirs du Président Philibert Tsiranana il occupe le poste de ministre de la Santé de 1972 à 1975. Il faut rappeler qu’au sein de ce gouvernement de techniciens, il y avait un certain ministre des Affaires Etrangères le Capitaine de corvette Didier Ratsiraka et le ministre de l’intérieur le Colonel de la gendarmerie Richard Ratsimandrava. En dehors de sa charge ministérielle, cet humaniste continue à exercer en qualité de chirurgien et d’enseignant. il lui fut reproché de passer en priorité les opérations chirurgicales dont il était le seul spécialiste pour sauver des vies humaines, aux réunions des conseils de ministres.

En s'accaparant du pouvoir en 1975 à la suite de l'assassinat du Colonel Ratsimandrava, chef de l'Etat, Didier Ratsiraka a organisé un "référendum" plébiscite autour de trois questions.

Albert Zafy a fait voter le NON A RATSIRAKA, NON AU "LIVRE ROUGE", NON A LA CONSTITUTION. Il revient à ses deux passions la médecine et l'enseignement.

Il fonde le KMZ -Comité de Défense des Droits de l'Homme- avec entre autres les professeurs Manambelona (énergie nucléaire) et Randriamampandry (cardiologue). Il a toujours exigé la libération du Commandant Richard Andriamaholison qui fût libéré le 26 juin 1990 par le  Président français François Mitterand.

En 1982, une large majorité du parti Vonjy lray Tsy Mivaky avait présenté sa candidature aux élections présidentielles mais la Haute Cour Constitutionnelle n'a pas validé celle-ci du fait de l'apartheid politique.

mandatehezana-copie.jpgLe Professeur Albert Zafy n'était pas membre d'un des partis du Front National pour la Défense de la Révolution (FNDR AREMA, MONIMA, MFM, VSM, VONJY, AKFM, UDECMA) le seul cadre politique légal.

Il a contribué à la réalisation de la Clinique des frères francisquains à Ambanja qu'il dirige depuis sa création en 1987, cela tout en travaillant à Antananarivo.

En 1990, à la suite de la loi sur le multipartisme du mois de mars, il a créé I'UNDD -Union Nationale pour la Démocratie et le Développement- qu'il préside.

A la suite des deux Concertations Nationales organisées en août et décembre 1990 par le FFKM - Conseil Chrétien des Egfises de Madagascar- à Antananarivo, Albert Zafy est projeté au devant de la scène politique en devenant le président du Comité Permanent des Forces Vives qui est l'organe dirigeant du Conseil National des Forces Vives regroupant 80 organisations partis politiques, syndicats des travailleurs et patronaux, organisations socio-professionnelles, associations, etc.

Le 16 juillet 1991, les Forces Vives l'ont élu pour être le chef du gouvernement transitoire pour gérer l'après amiral Ratsiraka. Il est devenu le leader de la contestation du peuple malgache pour recouvrer la dignité et faire avancer les acquis de la démocratie.

Chirurgien réputé, il est connu pour son intégrité dans un pays où la corruption a été institutionnalisée par l'amiral Didier Ratsiraka. Il a toujours eu une position constante et invariable vis-à-vis du régime "révolutionnaire" et "socialiste" à Madagascar. Déterminé pour favoriser un Etat de droit, il n'en reste pas moins partisan de la non-violence.

Fin de présentation par ses mandataires.

Après la signature de la convention du 31 Octobre 1991, Zafy Albert deviendra Président de la Haute Autorité de l'Etat pendant la période transitoire.

Il accédera à la magistrature suprême en 1993. Il sera l'un des partisans des fameux financements parallèles que les opposants dénonceront dans un petit livret intitulé "Madagascar, Naufragé volontaire" en janvier 1995.

Il dénoncera son Premier ministre Mr RAVONY dans une conférence de presse qui a duré presque 5 heures, on se sera cru en pleine 2ème République.

Il demandera aux Forces Vives Rasalama de sanctionner RAVONY par une motion de censure qui échouera.  Pour virer son Premier Ministre Zafy revient vers le peuple souverain pour demander par voie référendaire de désigner son propre premier Ministre (chose qui a encore  coûté cher aux pauvres malgaches)-"un grand homme d'état occidental avait dit que la démocratie est un luxe pour les pays en développement". Mais c'était déjà le début de la fin pour Zafy

Zafy désignera bien son PM en la personne de Mr RAKOTOVAHINY, qui sera censuré par l'Assemblée Nationale. Mr Zafy sera empêché par l'assemblée Nationale en septembre 1996.

Né à Ambilobe, dans la Province de Diego-Suarez, il a effectué ses études à l'Université de Montpellier puis à Paris. Il est professeur en médecine (chirugien), ainsi que licencié en mathématiques et en physique.

Durant la Transition militaire (1972-1975) qui a fait suite à la Première République après la démission de Philibert Tsiranana de la présidence, Albert Zafy est Ministre de la Santé et des Affaires sociales dans le Gouvernement du Général Gabriel Ramanantsoa. Opposé aux vues socialistes de Didier Ratsiraka, il retourne à une carrière universitaire en 1975 à l'Université de Madagascar.

Du leader des Forces vives au Président de la Haute Autorité de l'Etat

En 1989, avec le début de libéralisation de la [[République démocratique de Madagascar]], qui sous l'impulsion de Didier Ratsiraka, autorise désormais le multipartisme et reprend le chemin de la démocratie libérale, Albert Zafy revient à la politique en créant le parti U.N.D.D.

Avec d'autres partis politiques, ils réclament un changement plus rapide du régime politique en place et forment une vaste coalition d'opposition, les Forces vives Rasalama. Contrairement au Président Ratsiraka qui prône une simple révision constitutionnelle de la République démocratique de Madagascar, les Forces vives sont partisanes de faire table rase du régime socialiste et d'élaborer une nouvelle Constitution.

staf-zafy.jpgFinalement, les tensions explosent en mai 1991, alors que les débats sur la révision de la Constitution de 1975 commencent dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale populaire. Les Forces vives organisent des manifestations énormes, regroupant plusieurs centaines de milliers de Malgaches sur la Place du 13-Mai à Tananarive, qui doit son nom aux manifestations étudiantes qui avait abouti à la première Transition en 1972. Le mot d'ordre est de "faire tomber les murs de Jéricho".

Finalement, à part les évènements liée à la marche sur Iavoloha en août 1991, les forces politiques malgaches arrivent à un accord (dite Convention de l'Hôtel Panorama, signée le 31 octobre 1991) qui met en place un régime transitoire consensuel, avec pour objectif d'élaborer une nouvelle Constitution et, pour échéance, le mois de mars 1993.

La Transition démocratique et libérale de 1991-1993 s'articule donc autour de la Haute Autorité de l'Etat, présidée par Albert Zafy, qui a pour vocation de mener la transition ; et de la Présidence de la République (Didier Ratsiraka demeurant chef de l'Etat, symboliquement) et de la Haute Cour constitutionnelle renforcée, passant de sept à onze membres, institutions qui doivent garantir l'effectivité de l'Etat de droit.

Ce grand mouvement de libéralisation politique et économique est à mettre en parallèle avec la situation politique du monde au début des années 1990, marquée par l'effondrement du Bloc de l'Est socialiste, l'effervescence démocratique en Afrique et notamment le processus de fin d'apartheid dans le pays voisin, l'Afrique du Sud.

La Constitution de la IIIe République, qui remplace la République démocratique de Madagascar par la République de Madagascar est adoptée en 1992 après la tenue d'un Forum national.

En 1993, la coalition des Forces vives le désigne comme étant leur candidat face à Didier Ratsiraka (candidat du Mouvement Militant pour le Socialisme Malgache) et bat ce dernier au deuxième tour avec 66 % des voix.

Le Président de la République de Madagascar (1993-1996)

La présidence d'Albert Zafy est cependant rapidement marquée par les heurts entre le Chef de l'Etat et le Chef du Gouvernement. Albert Zafy, semble-t-il, n'a pas supporté les critiques de l'opposition dans la querelle qui éclatait alors avec son Premier Ministre, Francisque Ravony, et décida que le Premier Ministre ne serait plus élu par l'Assemblée nationale mais nommé par le Président en personne. Il nomme d'abord un de ses fidèles soutiens, Emmanuel Rakotovahiny, dont le Gouvernement tombe rapidement sur l'échec d'un vote de confiance. En remplacement de Rakotovahiny, Zafy nomme Norbert Ratsirahonana, ancien membre des Forces vives et jusqu'alors président de la Haute Cour constitutionnelle, Premier Ministre (5 juin 1996). Cependant, la confiance populaire en Albert Zafy chute suite à cette lutte contre le pouvoir législatif, lequel finit d'ailleurs par l'emporter lorsque Zafy est destitué le 5 septembre 1996, après l'adoption d'une motion d'empêchement par l'Assemblée nationale.

Toujours respecté pour son rôle consensuel et la sagesse dont il a fait preuve lors de la Transition démocratique de 1991-1993, son bilan présidentiel est très mitigé à cause d'une mauvaise gestion politique, du peu de résultats économiques de la libéralisation, et d'une cohabitation impossible à terme entre le Président et le Premier Ministre, fruit d'une dyarchie mal définie dans la Constitution de 1992.

Le promoteur de la réconciliation nationale

Il est donc battu de justesse par Didier RATSIRAKA, désormais partisan d'un humanisme écologique, lors de l'élection présidentielle du 31 janvier 1997. De nouveau candidat à la fin du mandat de ce dernier, il termine troisième lors de l'élection présidentielle du 16 décembre 2001 que Marc RAVALOMANANA remporta au final. Et devient depuis un des chefs les plus virulents de l'opposition malgache avec son mouvement le C.R.N. (Comité de réconciliation nationale), estimant que, à moyen terme, la situation institutionnelle du pays ne serait jamais stable si on continuait à pratiquer l'ostracisme politique à chaque élection présidentielle.

Le vieux "Docteur Courage" et la résistance aux putschistes

zafy-albert-6bis.jpgSurnommé "l'homme au chapeau de paille", cet ardent partisan de la réconciliation nationale participe actuellement aux travaux des Mouvances politiques malgaches reconnues par la communauté internationale pour trouver une sortie de crise neutre et consensuelle au putsch effectué par Andry Rajoelina en mars 2009

3-mouvances.jpgSi Albert ZAFY est un homme de transition, il refuse de prendre part aux actions d'Andry RAJOELINA , qui chasse Marc RAVALOMANANA du pouvoir le 17 mars 2009 au moyen d'un putsch organisé par des mutins de l'armée.

Par la suite, il prend part avec son mouvement à la tentative de sortie de crise consensuelle à Maputo et Addis-Abeba en août et novembre 2009. Il tente de nouveau une médiation aux accords de Prétoria en mai 2010 : comme ces accords neutres et inclusifs ne sont pas appliqués par les tenants du pouvoir putschiste, il se rapproche de ses deux autres collègues anciens chefs de l'Etat, Didier RATSIRAKA et Marc RAVALOMANANA, affichant son opposition au régime en place.

Il est à noter qu'il est le seul chef de file des mouvances légalistes à être présent à Tananarive même,

Le saviez vous?

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Anti-colonialiste convaincu, Zafy Albert a reçu un coup de matraque sur la tête lors d'une manifestation en France dans le cadre de la journée de lutte anti-colonialiste.

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