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HISTOIRE de MADAGASCAR

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpgMadagascar

"La Grande Île"

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

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Les origines du peuplement:
Le peuplement originel de Madagascar a donné lieu à de nombreux débats passionnés, parce que cela renvoie à la légitimité du premier occupant.
Cette question sur l'origine du premier habitant n'a pas trouvé de réponse précise et certaine en l'état actuel des recherches scientifiques.

Il n’y a pas de présence humaine sur l’île avant le VIIe siècle, ou du moins n’a-t-on rien trouvé pour l’instant. Les Malgaches sont forcément venus d’ailleurs. Mais de quel ailleurs ?

D’abord, le sol n’a livré aucun squelette ou objet, preuves de l’existence d’hommes préhistoriques. A moins de futures découvertes, il semble donc que le peuplement de l’île date d’une époque assez récente.

Par défaut les supposés premiers habitants de l'île sont appelés les "Proto-Malgaches". Différents mythes, légendes et affabulations sur l'origine des Malgaches, sont encore de mise de nos jours. Telle la légende des Vazimba.
Les Vazimba, qui peut se traduire par " ceux qui ont toujours été là ", sont pour la tradition orale les premiers habitants de Madagascar. Leur origine est inconnue, et en tant que groupe ethnique ils n'ont laissé aucune trace de leur passage sur l'île. La datation du premier peuplement de la grande île est établie selon les découvertes archéologiques. Les objets les plus anciens retrouvés sur le sol malgache remontent à l'an 1000 de notre ère. Les scientifiques en déduisent que le peuplement originel, issu de migrations d'Asie et d'Afrique, aurait eu lieu entre le VIIIe et le XIIIe siècle après Jésus-Christ.

Protohistoire et peuplement (ca 500 a. J.-C. - 1500)

Dans l'histoire de Madagascar, on distingue, deux vagues de peuplement. La première est celle du peuplement des vazimba ou protomalgaches, et la seconde, celle du peuplement du nouveau Malgache. Ces deux vagues parlaient la même langue et avaient les mêmes cultures et civilisation.

Mais selon la légende populaire, les premiers occupants de la terre malgache étaient les "Vazimba" (on obtient le préfixe "va" qui signifie peuple) : furtifs, agiles et trapus. Les "Vazimba" furent ensuite combattus par des vagues plus récentes d'Indonésiens et de Malayo-polynésiens (venues de Bornéo, des Philippines et d'Indonésie).

VAZIMBA MYTHE OU REALITE?

vazimba.jpgJusqu 'à ce jour, personne n'a pu dire "exactement" ce qu'il en était de l'origine des vazimba. Toutefois, l'ensemble des données historiques, archéologiques, ethnographiques et linguistiques ont quand même permis d' avancer de plusieurs pas dans ce domaine.
Les Vazimba qui passionnent, intriguent ou rassurent public et spécialistes ont été l' objet de nombreuses spéculations, tenant en grande partie à l' apparence qu' on leur prêtait", analyse Jean-Pierre Domenichini, historien et chercheur.

Vision populaire
Les croyances populaires définissent les vazimba comme étant des personnages mystérieux ayant vécu dans le pays merina (sur les Hauts plateaux) à une époque très lointaine. Mystérieux, dans la mesure où ils suscitaient chez les Malgaches aussi bien de la crainte que du respect. La crédulité et la superstition qu 'ilséprouvent transforment les vazimba en êtres hors du commun et déconcertants, en forces invisibles, et parfois méchants, pouvant hanter une source, une rivière, un rocher, un bosquet ou un vallon. Dans l' imagerie populaire, le vazimba est un être de petite taille, à la peau cuivrée, au visage allongé, aux lèvres larges et pendantes cachant de très longues dents, auxquels s' ajoute un front aplati. Le tout réuni lui donne un aspect très laid et répugnant jusqu'à inspirer une peur viscérale. Les femmes vazimba, eu égard à leurs longs cheveux, sont souvent confondues avec les "Kalanoro" et les « Zazavavindrano » (sirènes). A part ces qualificatifs péjoratifs, on lui attribue également un caractère désagréable. Comparativement, on lui prêterait, sans doute, l'aspect et les attributs du gnome de la légende celte ou du petit monstre malicieux et diabolique du film « Le seigneur des anneaux ».
Ces petits hommes de vazimba évitaient, paraît-il, tout objet ayant contact avec le sel. Il est interdit d'apporter de l'ail ou de la viande de porc sur leurs tombes et dans les environs. On affirme que leur niveau de culture était assez limité. Ils étaient, semble-t-il, loin de maîtriser la métallurgie et auraient fabriqué des armes avec de l'argile et des roseaux. De même, ils ignoreraient le fait que la viande de « jamoka », zébu, était consommable, ils laissaient donc traîner le bétail dans les champs.

vazimba3.jpgEn fin de compte et en raison de ces précédentes hypothèses, l'image du vazimba se trouve encore plus ternie de par sa présupposée ignorance.
Selon la tradition orale malgache, la période vazimba (faha vazimba) se situait avant l'élargissement du royaume d'Alasora par le Roi Andriamanelo (1540-1575). A l'époque, les vazimba étaient les propriétaires de l'actuelle région de l'Imerina. Ils ne savaient pas s'unir dans un seul royaume. Ils rendaient donc plus facile à Andriamanelo la tâche de conquérir et d'occuper le territoire, et ce d'autant plus que ce dernier était déjà habile à concevoir des armes en métaux. Le « royaume » vazimba s'affaiblit. Ralambo et Andrianjaka poursuivaient la mission de leur prédécesseur Andriamanelo. Plusieurs vazimba furent tués, d'autres s'enfuirent dans la partie ouest de l'île. Le reste a rendu les armes et a cédé le « royaume » vazimba. Ce ne fut que sous le règne d'Andrianjaka (1610 -1630) que les derniers vazimba quittèrent le pays.
Le Pr Rafolo Andrianaivoarivony, archéologue, chef du département de civilisation à l'Université d'Antananarivo, a aussi sa vision du « vazimba »
Le terme vazimba est un nom attribué à un ensemble de cette population qui formait les premiers Malgaches. En d'autres termes, sont appelés vazimba ceux qui ont décidé de vivre à Madagascar aux environs du XVème siècle.

vazimba4.jpgLes vazimba ne sont donc autre que le peuple qui nous a précédés. « Ils sont comme nous. Il s'agit de la première population de Madagascar ». Les études archéologiques, anthropologiques historiques et linguistiques démontrent que ce sont des Indonésiens et des Africains mélangés jusqu'à preuve du contraire. Car il n'existe pas de préhistoire pour Madagascar. L'homme est venu ici par bateau et par embarcation.
En outre, l'histoire de la Grande Ile est étayée par la lutte contre cette population vazimba. Andriamanelo, durant son règne, ne supportait plus de vivre au milieu des divers royaumes vazimba qui envahissaient les hautes terres. Il les chassait et les expulsait vers l'ouest. Mais comme ces royaumes ne disparaissaient pas pour autant, alors, Ralambo, le fils d'Andriamanelo, et Andrianjaka, son petit-fils, poursuivaient cette « mission ». Le règne de ces derniers vit enfin la destruction totale des royaumes vazimba.
Entre temps, des vazimba s'étaient confondus avec la population. Andriamanelo, lui-même, serait le fruit d'un mariage mixte car sa mère Rafohy ainsi que sa grand-mère Rangita étaient des vazimba.

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Parmi les plus connus des vazimba de l'Imerina, on citera Ranoro, vazimba sainte (Ranoromasina). Elle était, selon la tradition orale, une femme normalement constituée, qui fut ensuite possédée par le vazimba et se jeta au fond d'une source. A partir du moment où on ne la vit plus, Rabodonandrianampoinimerina et le peuple, surtout celui d'Antehiroka, priaient près de la source dans laquelle elle avait plongé et y effectuaient plusieurs rites. De son côté, Andriambodilova, le mari de Ranoro, fut expulsé à Ambohimanarina par le Roi Andrianjaka. C'est l'origine des Antehiroka.

Il est surprenant de constater que les vazimba aient été durement maltraités alors que, par ailleurs, ils font actuellement l'objet de crainte et de respect, sinon considérés comme sacrés. Ne serait-ce pas en raison du "remord" ?

 

 

Les indonésiens

indonesien.jpgTout permet de penser que ces explorateurs étaient des navigateurs austronésiens originaires de l’actuelle Indonésie. Plus précisément, les langues malgaches appartiennent au groupe dit « barito » des langues austronésiennes, également parlé dans la province de Kalimantan du sud-est de l'île de Bornéo, ce qui signe la probable origine des premiers colons, par exemple par les peuples dayaks de l’intérieur (comme les Ma’anyan)
indonesiens-1.jpgCette navigation des peuples malayo-polynésiens (ou nusantariens) dans l'océan Indien représente le pendant occidental d’un vaste mouvement de populations commencé depuis au moins le troisième millénaire avant notre ère dans l'océan Pacifique.

indonesiens1.jpgElle fut rendue possible grâce à une maîtrise précoce de l’art de la navigation, caractérisée notamment par l’utilisation des vaisseaux multicoques et des embarcations à balanciers. D’après les sources chinoises remontant aux premiers siècles de notre ère, les plus grands de ces vaisseaux pouvaient transporter un millier de passagers et des centaines de tonnes de marchandises.

Ces premiers occupants asiatiques de Madagascar maîtrisaient la métallurgie, y compris celle du fer, la riziculture et le tissage de la soie.

Outre le riz, ils transportaient avec eux nombre de plantes cultigènes d’Asie du Sud-Est comme notamment la banane, le cocotier, l'igname, le taro, la canne à sucre.

Il semble également que ces navigateurs indonésiens aient possédé des établissements sur les côtes africaines où commençaient à pénétrer des populations bantoues, venues de l’intérieur du continent. On a pu alors émettre l’hypothèse que l’introduction des plantes asiatiques a joué un rôle important dans l’explosion démographique à l’origine de cette expansion bantoue.

L’histoire de Madagascar durant le premier millénaire de notre ère nous est encore très mal connue. On peut seulement supposer que l’île joua un rôle important dans le commerce, notamment des épices, entre l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, directement ou via les côtes africaines. Le commerce des esclaves n’en fut pas non plus absent puisque d’une part, on trouve mention de la présence d’esclaves africains (zenj ou zandj) offerts par des Javanais à la cour de Chine au début du IXe siècle, et de l’autre, Madagascar même commença à connaître une africanisation de sa population. Cette présence africaine dans l’île ne semble cependant devenir massive qu’à partir du IXe siècle, sous l’impulsion du commerce musulman. Avec en effet l’arrivée de l'islam, les Arabes supplantent rapidement les Indonésiens des côtes africaines et étendent par la suite leur contrôle sur les îles Comores et certaines parties des côtes de Madagascar. Parallèlement, sous la concurrence conjointe des nouvelles puissances maritimes chinoises (Song) et sud-indiennes (Chola), les thalassocraties indonésiennes connaissent un déclin rapide, même si les Portugais trouvent encore des marins javanais à Madagascar lorsqu'ils y abordent au XVIe siècle. Tout ceci entraîna l’isolement relatif de Madagascar qui ne fut plus fréquenté, de l’extérieur, que par les commerçants musulmans.

Aujourd'hui, la population de Madagascar peut-être considérée comme le produit d'un métissage poussé entre premiers occupants Austronésiens et Africains, et dans une moindre mesure avec des navigateurs arabes. En terme génétique, le métissage est très fort, sauf parmi les populations Merina des Hautes Terres, où l'endogamie a préservé le phénotype indonésien. Mais la majorité des populations de Madagascar a une apparence physique assez africaine.

En terme linguistique, le métissage est moins marqué. Toutes les langues de l'île sont en effet austronésiennes, et le vocabulaire d'origine Bantou est très minoritaire (une trentaine de mots). Ce vocabulaire se retrouve particulièrement dans le domaine de l'élevage (avec des mots tels que omby, ondry et akoho), ce qui implique sans doute qu'une partie au moins des techniques d'élevages malgaches est d'origine africaine. Cette origine est logique, dans le mesure ou les navigateurs Austronésiens étaient plus des horticulteurs que des éleveurs, même s'ils élevaient quelques animaux, comme les chiens ou les poulets.

Une origine austronésienne commune à toute l'île : les Vahoaka Ntaolo : Vazimba et Vezo (ca 500 av J.-C. - 700)
Les nombreuses recherches pluridisciplinaires récentes - archéologiques 1, génétiques, linguistiques et historiques - confirment toutes que l'ensemble du peuple malgache est primordialement originaire de l'archipel indonésien. Arrivés probablement sur la côte Ouest de Madagascar en canoé à balancier (waka) au début de notre ère - voire 300 ans avant selon les archéologues et peut-être encore plus tôt selon certaines hypothèses des généticiens -, ces pionniers navigateurs austronésiens sont connus de la tradition orale malgache sous le nom des Ntaolo (de *tau - *ulu - "les hommes premiers", "les anciens", de *tau-"hommes" et *ulu- "tête", "premier", "origine", "début" en proto-Malayo-Polynésien (MP)). Il est également probable que ces anciens se nommaient eux-mêmes les Vahoaka (de *va-*waka "peuple/ceux des canoés" ou "peuple de la mer", de *waka-"canoé (à balancier)" en proto-MP), terme signifiant simplement aujourd'hui le "peuple" en malgache.
Sur le plan morphologique/phénotypique, cette origine Sud-Est asiatique première des malgaches explique, par exemple au niveau des yeux, le "pli épicanthal" asiatique de la paupière supérieure (epicanthic fold) répandu chez tous les malgaches qu'ils soient des côtes ou des hauts plateaux, qu'ils aient la peau claire, sombre ou cuivrée.
Ce peuple originel (vahoaka ntaolo en malgache) austronésiens que l'on peut appeler les "protomalgaches" (du grec protos - "premier") est à l'origine :
•    de la langue malgache commune à toute l'île : une langue issue du proto-austronésien, appartenant à la branche proto-malayo-polynésienne (proto-MP) et à la sous-branche proto-Sud-Est Barito (proto-SEB) qui partage ces mêmes bases anciennes communes avec les langues dayak actuelles du groupe barito de Bornéo Sud telles que le ma'anyan, dusun deyah, dusun malang, dusun witu et paku actuels
•    de tout le fonds culturel malgache commun à tous les autronésiens, des îles du Pacifique à l'Indonésie, en passant par la Nouvelle-Zélande et les Philippines : coutumes anciennes (comme celle d'ensevelir les défunts dans une pirogue au fond de la mer ou d'un lac), agriculture ancienne (la culture du taro-saonjo, de la banane, de la noix de coco et de la canne à sucre), l'architecture traditionnelle (maison végétale à base carrée sur piloti), la musique (les instruments comme la conque marine antsiva, le tambour de cérémonie hazolahy, le xylophone atranatrana, la flûte sodina ou encore la valiha) et la danse (notamment la "danse des oiseaux" que l'on retrouve à la fois au centre et dans le Sud).
Au tout début du peuplement appelée "période paléomalgache", les Ntaolo se subdivisèrent, selon leurs choix de subsistance en deux grands groupes : les Vazimba (de *ba/va-yimba-"ceux de la forêt", de *yimba-"forêt" en proto Sud-Est Barito, aujourd'hui barimba ou orang rimba en malais) qui s'installèrent -comme leur nom l'indique- dans les forêts de l'intérieur et les Vezo (de *ba/va/be/ve-jau%

Que savons nous donc sur les Vazimba ?

sagaie-roseau.jpgPopulations vazimba qui n’usaient que de «sagaies en roseau à pointe d’argile».
On sait d'autre part que les migrants venus de la côte Est opposèrent des armes de fer aux sagaies à pointe « d'argile » (ou de pierre) des Vazimba.             

 

Le village est aussi connus pour ses poteries en terre cuite
               3) Les tombeaux
               4) Leur propre mode de vie basé essentiellement sur la chasse et la cueillette dans une parfaite harmonie avec la nature.
               5) Ces groupuscules vivaient essentiellement des tubercules, des miels et d’animaux sauvages.
               6) Ils ont la connaissance des vertus des plantes médicinales
               7) Ils se nourrissaient de miel et de racines
               8) Leur technologie rudimentaire. Ils sont donc des prédateurs
              9) Photos: Fôret des MIKEAS + TSINGY DES BEOSY

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Le FANORONA (prononcez "Fanourna" est jeu traditionnel des malgaches. On doit ce jeu aux premiers habitants de l'île, les vazimba qui l'avaient baptisé "FANDRAO MATY PAIKA" (craignons d'être bloqués).  

Ce jeu a tenu un rôle important dans les rites malgaches et semble avoir été investi de vertus divinatoires.

             11) Vazimba, sachant “déjà” tresser des fibres végétales, TANDROHY fanihifana TRONDRO
             12) Ils croient en Dieu créateur ou « Zanahary » et à la présence d’un esprit transcendantal.
             13) Après la chasse et la cueillette, ces aliments seront mangés crus
              14) Une palette en bois (FASIANA TANTELY), d’un filet, d’un panier, de calebasses ( VOATAVO MOTA TAVOARA solon'ny siny sy sinibe) et d’un récipient,

Les 18 éthnies de Madagascar

Réparti sur tout le territoire, le peuple malgache est divisé en dix-huit ethnies différentes ayant leurs propres coûtumes et moeurs. D'origine distincte, chacune d'elles possède une identité très singulière. Malgré ces différences, tous les clans sont considérés comme Malagasy et même si ils ont chacun leur propre dialecte, le "malagasy ofisialy" (malgache officiel) reste la langue commune.

Par ordre aplphabetique, je vous cite ci-dessous ces 18 ethnies appelés aussi en malgache "foko valo ambin'ny folo"

1. Antaifasy
L'Antaifasy, qui signifie "Ceux qui vivent dans les sables", est centré sur la côte sud-est de l'Ile dans la région de Farafangana. Le clan a une loi tribale très stricte. Par ailleurs, leurs défunts sont enterrés dans les endroits les plus profondes de la forêt à l'abri de tout intrus.
2. Antaimoro
"Ceux du rivage" ou "Le Peuple du littoral" occupant la côte Est de l’île qui s'étend de Mananjary en passant par Manakara et jusqu’à Vohipeno. Ils ont apporté la confection de papier à base de fibres végétales qu’on nomme le papier antaimoro qui est aussi utilisé de nos jours dans le domaine de décoration. D’autre part, le "sikidy" se partique par certains d'entre eux, c'est une technique de divination par les graines. Autrement, les Antaimoro sont de braves cultivateurs.
3. Antaisaka
Les Antaisaka sont surtout regroupés dans le sud de la côte Est dans la province de Fianarantsoa. D'après l’histoire, Andriamandresy, un prince sakalava, quitta la région du Bas-Mangoky et s’installa sur les rives de Mananara. Il y constitua un nouveau royaume, les Antaisaka, (venant de Antaisakalava) nom qui signifie "Ceux qui viennent des Sakalava".
4. Antambahoaka ou "Ceux de la communauté"
Les Antambahoaka habitent la côte Est de l’île, aux environs de Mananjary. Comme ils se disent être descendants de Raminia, un personnage venu de La Mecque entre le X ème et XII ème siècle, des préceptes islamiques demeurent encore encrés dans leurs mœurs.
5. Antandroy
"Ceux des épines" occupent l’extrême sud de l’île. Leur nom se référencie à l’univers épineux qui les entoure. Le principal activité des Antandroy consiste à fabriquer et à vendre du charbon, vient ensuite la confection de beaux bijoux en argent. Autrement, certains d'entre eux, les "Ombiasy" sont célèbres pour leur maîtrise de l’art divinatoire, le Sikidy, ...
6. Antankarana
Les Antankarana qui veulent dire "Ceux du rocher" (ou "Ceux de l'Ankarana") tirent leur nom à leur habitat. Effectivement, ils occupent le massif de l’Ankarana à l’extrémité nord du pays d’Ambilobe au Cap d’Ambre. Les croyances du clan se base sur les divinités naturelles (incarnées par arbre, plante, montagne, eau…). À part cela, ils sont les cultivateurs et éleveurs du Nord de l'Ile.
7. Antanosy
"Ceux de l’île", son appelation se rapporte à un îlot situé près de Fort-Dauphin. Grâce à l'habilité de leur main, ils sont d’excellents forgerons et charpentiers, d'autres sont des marins et pêcheurs. Etant de très bons riziculteurs et éleveurs, le territoire des Antanosy est le grenier de la province de Tuléar.
8. Bara
Peut être d’origine Bantoue, population de l’Afrique sud-équatorial, le peuple Bara vit dans les plateaux inférieurs du Centre-Sud de l’Ile. Selon leur tradition les jeunes hommes doivent avant leur mariage accomplir un vol de zébus pour affirmer leur bravoure, leur virilité et leur mérite.
9. Betsileo
Betsileo ou "Les nombreux invincibles", il semblerait qu’ils sont originaires d’Indonésie. Ils sont réputés par le développement de leur riziculture en terrasse, grâce à d’ingénieux systèmes d’irrigation, sans nul doute, précieux héritage transmis par leurs ancêtres. Mais ces derniers sont aussi d'excellents artisans du bois.
10. Betsimisaraka
Le royaume des Betsimisaraka "les nombreux qui ne se séparent pas" s'étale sur toute la côte nord-est de l’île, de Sambava (au nord) à Mananjary (au sud). Leur habitat traditionnel est construit sur pilotis, une protection contre les eaux et l’humidité. Les parois et les toitures sont surtout constitués par des végétaux comme le ravinala.
11. Bezanozano
"Ceux aux nombreuses tresses", leur territoire est basé dans le centre-est du pays, dans les environs de Moramanga entre la capitale et province de Tamatave. Autrefois, les Bezanozano avaient le monopole du transport de marchandises entre la Côte Est et la Capitale. Les denrées étaient portés à dos d’homme à des distances considérables et dans des conditions difficiles.
12. Mahafaly ou « Qui rend heureux »
Voisins des Antandroy sur la côte sud-ouest du pays, les Mahafaly vivent en petits groupes. La population est tès attachée au sacré et au respect des ancêtres; d’ailleurs, les Mahafaly sont surnommés "Ceux qui ont des tabous". D’autre part, certaines coiffures et tatouages sont très caractéristiques. Excellents sculpteurs, leur art s’épanouie dans l’orfèvrerie et la sculpture du bois.
13. Merina
"Imerina Ambaniandro" (le pays élevé sous le soleil), les Merina représentent la population habitant dans la province d’Antananarivo. En provenance de Malaisie ou d’Indonésie, les Merina, "Ceux du pays élevé" ont une allure asiatique prononcée. Leur tenue vestimentaire est composée d'une tunique, appelée "malabary" pour les homme et d’une toge ("lamba") dans lesquelles hommes et femmes se drapaient. Rappelons que suite à un acte criminel et misérable, le 6 novembre 1995, le plus grand symbole de la monarchie Merina (voire de Madagascar, la fierté de tout patriote malgache), le Palais de la Reine Manjakamiadana, fut brûlé. Malheureusement, les vestiges de quatre siècles d’histoire partirent en fumée.
14. Sakalava
"Ceux des longues vallées" ou "Les gens de la longue plaine", le royaume sakalava, le plus vaste de tous les autres ethnies s’étend sur tout le long de la côte occidentale du pays. Depuis Ambanja au nord jusqu’à Tuléar dans le sud, cette grande étendue rend difficile toute unité qui se sont alors répartis en deux groupes: la dynastie de Boina pour le nord et celle du Menabe pour le sud. Tous les dix ans, des cérémonies occasionnelles qu'est le "Fitampoha" se déroulent sur ces lieux : le bain des reliques sacrées à Belo-sur-Tsiribina. C'est à la fois l'occasion de consolider la cohésion Sakalava et la pratique "Tromba", rituel de possession qui permet aux souverains ou ancêtres défunts et le monde des vivants de se communiquer par l’intermédiaire des personnes en transe : le "Mpisoro"; le devin-maître de cérémonie, les "Sazoky", les possédés royaux ...
15. Sihanaka
Situés dans le Nord-Est du royaume Merina, les Sihanaka, "Ceux qui errent autour des marais", se trouvent autour du lac Aloatra, le plus grand lac de la région de l’Est. Originaires des régions marécageuses des environs de Vangaindrano et descendant des Antaisaka, les Sihanaka sont d'excellents pêcheurs et riziculteurs. Ils ont drainé cette région qui est encore considérée comme le grenier de Madagascar.
16. Tanala
"Ceux de la forêt" demeurent sur une portion de terre de l’Est des Hautes Terres autour de Ranomafana. De petites tailles, leur mode de vie s'adapte à leur environnement: la chasse, l'agriculteurs, la cueillette, ... Les Tanala sont réputés pour leur connaissance et leur grand savoir des vertus des plantes médicinales.
17. Tsimihety
Le territoire traditionnel tsimihety se localise entre celui des Antankarana au nord, des Sihanaka au sud, des Sakalava à l'ouest et des Betsimisaraka à l'est. Opposé à la politique d'unification soumis par les souverains Merina, le peuple Tsimihety s'est battu violemment pour lutter contre cette domination. Aussi le mot tsimihety qui veut dire "Ceux qui ne se coupent pas les cheveux" vient du fait que ces derniers avaient refusé de porter le deuil de Radama Ier. Le premier président de la République malgache, Philibert Tsiranana, est d'origine tsimihety.
18. Vezo
Groupe descendant des Sakalava de Menabe, le peuple Vezo est situé dans le Sud-Ouest de l’île de Morombe (au nord) à Tuléar (au sud). Les Vezo, qui signifient "pagayeurs" ou "nomades de la mer" sont d'excellents marins. À bord de petits pirogues à balancier, ils pêchent et capturent anchois, requins et toutes autres proies qui passent dans de leurs filets en nylon ou avec ceux en fibres de baobab parés de coquillages. Le fruit de leur pêche, généralement séché et fumé est ensuite vendu ou troqué contre des produits comme tissus, pétrole, sel etc ... Par ailleurs, contrairement à la majeure partie des malgaches, les Vezo ne pratiquent pas la circoncision.

La population malgache est repartie de façon desordonnée sur le territoire. Le quart de la population est constitué par le peuple Merina, ensuite, leurs voisins Betsileo représentent les 12 % des habitants de l’Ile. Une population métissée, d’origine malaise, indonésienne, africaine, arabe habitent les régions côtières : Betsimisaraka (11 %), Sakalava (6%), Antaisaka (5%) …
La région orientale et les hauts plateaux possèdent une forte densité démographique, alors que ces terres sont de plus en plus appauvries. Par contre, les terres riches sont faiblement peuplées.

Officiellement il existe 18 ethnies a Madagascar, mais il y a ce que l’ont peut appeler des sous ethnies, qui ne sont pas compté comme ethnie a part entière et pourtant ils le sont bien , le nombre exacte n’est pas connue, il existe des peuples cachés, tel que :

- les Mikea (gens de la forêt), qui vivent caché dans les forêts du sud, ont peut les comparer aux Pygmées, a cause de leur petites tailles et leurs façons de vivre,

- les Zafimaniry "Les enfants de ceux qui désirent", sont considérés comme faisant partie du peuple Betsileo. Leur habitat est resté très traditionnel, construit en bois et en fibres végétales. Certains villages Zafimaniry témoignent encore aujourd'hui, de ce qu'étaient les villages Merina et Betsileo d'autrefois.

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