Ressources naturelles

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Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr)

 

Les ressources naturelles est une richesse dont nul autres pays peut en avoir.

Les ressources naturelles de Madagascar sont le graphite, la chromite, le charbon, la bauxite, le sel, le quartz, le sable bitumineux, le mica ainsi que plusieurs pierres semi-précieuses. La pêche est développée et l’île possède un potentiel pour l’énergie hydraulique.

Madagascar est connu sous le nom de « musée botanique naturel » grâce à sa richesse en ressources naturelles, notamment en biodiversité. La structure et la texture des formations végétales existantes permettent d’identifier différents types d’écosystèmes forestiers. Les territoires phytogéographiques de l’Ile définis en fonction de la répartition de la végétation primaire se subdivisent en deux régions caractérisées par les types de végétation et les flores. Sur la base des conditions bioclimatiques prévalant, les deux régions peuvent être subdivisées en les domaines phytogéographiques et les étages de végétation.
o Région orientale
• Domaine de l’Est
• Domaine du Sambirano
• Domaine du Centre
‐ Etage de moyenne altitude – pentes orientales
‐ Etage de moyenne altitude – pentes occidentales
‐ Etage des montagnes
o Région occidentale
• Domaine de l’Ouest
• Domaine du Sud
Les domaines et les étages ont été décrits de façon détaillée dans IEFN 1996 quant à leur localisation, leur climat, leur végétation primaire ainsi que les formations modifiées qui en dérivent. Les principaux types de végétation pouvant être cités sont les suivants : les forêts denses humides sempervirentes de l’Est et du Sambirano, les forêts denses sèches de l’Ouest, la forêt xérophile du Sud, les forêts denses humides et les forêts denses sclérophylles de moyenne altitude du Centre et les mangroves. A Madagascar, les formations forestières occupent une superficie totale de 13 260 000 ha du territoire national, soit un taux de couverture de 22,6% (IEFN, 1996).
Cependant, les ressources naturelles du pays ont subi ces trois dernières décennies d’incessantes dégradations par l’effet conjugué de diverses pressions anthropiques.
Pour leurs besoins de subsistance, les populations locales dépendent particulièrement des ressources naturelles, notamment des ressources forestières.
De plus, les différentes activités liées à la foresterie et l’utilisation abusive des produits forestiers pour des raisons d’ordre économique et commercial constituent des facteurs de pression entraînant fortement la dégradation des terres et la destruction des ressources naturelles renouvelables.
Depuis 1990, de nombreuses reformes ont ainsi été entreprises afin de redresser la situation. De grandes orientations ont été admises au niveau de la nouvelle politique forestière malgache par l’adoption du décret n° 97-1200 du 02 Octobre 1997. Cette politique s’articule autour de quatre grands axes qui déterminent les domaines d’intervention privilégiée des services techniques concernés :
o enrayer le processus de dégradation forestière ;
o mieux gérer les ressources forestières ;
o augmenter la superficie et le potentiel forestier ;
o accroître la performance économique du secteur forestier par la valorisation économique des ressources forestières, le développement de l’écotourisme, la consolidation des structures de transformation et l’amélioration des circuits de commercialisation.
La charte de l’environnement établie par la loi 90-033 du 21 décembre 1990 constitue le cadre général de la mise en oeuvre des actions de gestion et de préservation de l’environnement du pays. La politique environnementale Malagasy telle que décrite par cette charte s’appuie particulièrement sur la responsabilisation des acteurs locaux concernant la gestion des milieux et des écosystèmes dont ils sont bénéficiaires et tributaires.
Le Plan d’Action Environnemental (PAE) national a été mis en place en tant que moyen de mise en application de cette charte. La finalité de la charte est de «réconcilier les populations avec leur environnement » en combinant la possibilité de valorisation et d’utilisation avec l’aspect conservation et protection.
La Loi Gestion Locale Sécurisée ou Gélose N°96/025 du 30 Sept.96 et le Décret gestion Contractualisée des Forêts ou GCF 2001/122 du 14 Fév.01 sont les textes promulgués pour assurer la gestion durable et rationnelle des ressources naturelles renouvelables, impliquant la participation active de tous les acteurs concernés par le système de Transfert de Gestion.

Dès 1547, le capitaine Jean Fonteneau, dit Alphonse le Saintongeois déclarait qu'il se trouvait de la "pierrerie" à Madagascar (COACM I, p. 90-93) et beaucoup de voyageurs des 17e et 18e  siècles en parlent. Il est à noter que les pierreries mentionnées par ces voyageurs qui ont surtout visité les régions côtières consistaient en cristal de roche qui étaient en réalité de peu de valeur.
Les malgaches n'accordaient aucune importance à l'exploitation des gemmes. C'est seulement à la fin du 19e siècle qu'Alfred Grandidier a présenté les premiers échantillons des pierres précieuses malgaches provenant du Vakinankaratra, et c'est  E. Gautier qui le premier a apporté des informations précises sur les gisements des pierres qu'il a rapportés en France. L'exploitation des gemmes ne commence qu'en 1904, à la suite de la découverte de rubellites de très bonne qualité dans le gisement de Maharitra (vallée de la Sahatany).
Au cours de la première moitié de la période coloniale, les exportations de pierres précieuses, malgré les variations de la production, constituaient avec l'or une importante source de revenus. Bien que fluctuante, la tendance de l'exportation de gemmes était à la croissance.
Pierres de première série (béryls, saphir, tourmalines, opale)    Pierres de deuxième et troisième série (grenat, orthose, améthyste)
1908 : 155 kg
1920: 1029 kg
1929: 147 kg    1913 : 2 kg
1920 : 2952 kg
1929 : 16 810 kg
Au début, les pierres précieuses de Madagascar taillées en série ont été bien souvent vendues comme étant originaires du Brésil et seules les pierres défectueuses étaient données comme originaires de Madagascar ; ceci a entraîné la dépréciation de nos pierres précieuses sur le marché international. Face à cette situation, le Gouvernement général a décidé de restreindre les exportations en  exigeant des exploitants un égrisage très soigné des lots expédiés en Europe. Depuis, les gemmes ont constitué pour la colonie des ressources importantes.
Un des problèmes évoqués est celui de la main-d'œuvre car les gisements se trouvaient généralement dans des régions peu peuplées.
Les métaux
  Les métaux communs signalés à Madagascar sont : cuivre, plomb, zinc, nickel, cobalt, manganèse, fer, titane, chrome, antimoine, molybdène, mercure. Des prospections ont été faites mais elles n'ont pas été suivies d'exploitation.
Il n'existe pas de documents traitant uniquement un minerai. Ils sont signalés dans des informations générales souvent sous la rubrique "mines communes".
Les minerais les plus souvent cités sont :
Le fer (15 notices)
  Le minerai de fer n'est utilisé que par l'artisanat local. Son exploitation a commencé sous Andriamanelo, les gisements exploités étaient Amoronkay et Ambatolevy3. Si le travail du fer était pratiqué partout à Madagascar depuis longtemps, les forgerons des régions côtières n'extrayaient pas le minerai.
Le cuivre (10 notices)
  Dès 1924, de nombreux affleurements ont été reconnus mais seul le gisement d'Ambatofangehana a été exploité (sous la royauté et en 1921 où 3900 t ont été produites). Alfred Lacroix cite les gisements connus et décrit les caractéristiques des gîtes cuprifères.

En 1925, Madagascar était un important producteur de minerais radioactifs. L'exploitation était localisée à l'ouest du massif de l'Ankaratra dans la région située entre le lac Itasy et Antsirabe.
Les minerais radioactifs exportés étaient : bétafite, euxénite, monazite, colombite. Etant donné leur faible radioactivité, à la suite de la concurrence des minéraux radioactifs du Katanga, les exploitations de Madagascar ont été délaissées.
Après 1950 l'exploitation de minerais du thorium est envisagée.
Le mica (10 notices)
L'industrie du mica ne date que de 1918 (20 t.). Deux variétés étaient  exploitées : la muscovite dans la région du lac Alaotra et la phlogopite dans le sud et le sud-est. Il a constitué une des premières ressources minières de Madagascar ; dans la période entre les deux guerres, Madagascar était le quatrième producteur de micas après l'Inde, les Etats-Unis et le Canada.
6 - Les minéraux industriels : graphite, corindon
43 documents parlent du graphite. En 1925, Madagascar était le premier exportateur de graphite au monde alors que seuls des gisements superficiels étaient exploités. Il constituera durant toute la période coloniale le principal minerai exploité à Madagascar.
Sel et produits divers
 sel, phosphate de chaux, nitre, soufre, magnésie, potasse
Ces produits n'ont pas fait l'objet d'exploitation sauf celle des gisements de phosphates de guano de l'île Juan de Nova qui produisaient vers les années 1930  de 6 000 à 10 000 tonnes/an de phosphates titrant 28%. Ils sont cités à titre d'informations dans les inventaires des ressources minières de Madagascar.
Les matériaux de constructions et divers
Ils comprennent : les pierres à bâtir, ardoise, pierres à aiguiser, pierres à chaux et ciment (chaux grasse, chaux maigre et chaux hydraulique, ciments, marbre et onyx), roches utilisées pour la fabrication d'objet divers (vatodidy : chloritoschiste, micaschiste latéritisé, stéatite, amiante asbeste), argiles et kaolin, gypse.
Les hydrocarbures
pétrole, pissasphaltes, asphaltes, bitume, huile lourde
Termes de recherche : 17 BITUME, 1 GRES BITUMINEUX, 1 HUILE LOURDE, 32 PETROLE
Les premières découvertes de pétrole à Madagascar datent de 1911. De nombreuses prospections ont révélé par la suite la présence d'hydrocarbures sur toute la côte ouest. Des études de faisabilité ont été réalisées.
10 - Le charbon et les combustibles fossiles
houille, lignite, tourbes
29 notices signalent le charbon. En 1888, une prospection géologique a révélé l'existence de bassins houillers dans le nord-ouest de Madagascar. Les bassins de Ianapera et de la Sakoa ont été découverts plus tard. Des études sur les caractéristiques des gisements ainsi que sur les conditions d'exploitation ont été faites. L'exploitation villageoise des tourbes des marais pour remplacer le charbon de bois a été envisagée.
11 - Les sources minérales
Elles ont été relevées en tant que ressources minérales. Beaucoup de sources thermales sont citées dans les documents antérieurs au 20è siècle. Des analyses des eaux de certaines sources ont été faites.

Conclusion

Bien que le contenu des documents du Fonds Grandidier soit quelque peu dépassé, du fait de l'évolution des techniques de prospection et d'exploitation d'une part, et du changement du contexte économique et politique d'autre part, des informations intéressantes peuvent être utilisées comme point de départ pour des actions futures.
Il apparaît que les ressources minières de Madagascar sont nombreuses et variées, mais souvent encore inexploitées ; il convient d'approfondir les connaissances les concernant. Les prospections ont continué depuis, et des cartes géologiques détaillées ont été établies dont quelques unes peuvent être consultées au centre de documentation du PBZT.
Les problèmes sociaux, économiques et juridiques évoqués sont aussi d'actualité. En effet à la lecture des journaux de l'époque, il ressort que les mêmes préoccupations reviennent régulièrement, la connaissance des solutions adoptées pourrait peut-être aider à mieux comprendre et éventuellement résoudre les problèmes actuels.
Ceci justifie la nécessité d'inventorier et de conserver les patrimoines documentaires éparpillés dans les différents services et de les utiliser pour la constitution de banques de données qui faciliteraient des études futures.
Andringitra et Ranomafana: Deux sanctuaires de la biodiversité

Le Parc National d’Andringitra, d’une superficie de 31.160 ha, où culmine le Pic Imarivolanitra à 2658 m, est l’un des trois massifs de haute montagne de Madagascar. La grande variété de types de végétation au sein du massif de l’Andringitra a généré une multitude d’habitats et de micro-habitats qui abritent une faune d’une grande richesse, dont 13 espèces de lémuriens, 106 espèces d’oiseaux, ou encore 57 espèces d’amphibiens. Le Parc National d’Andringitra renferme environ 50 pour cent des mammifères non-volants connus à Madagascar.

Le Parc National de Ranomafana, d’une superficie de 43.000 ha, est devenu célèbre depuis 1986 par la découverte d’une nouvelle espèce de lémurien Hapalemur aureus qui, en grande partie, est à l’origine de la création du parc.

Les hommes et leur quotidien

Les populations dans la zone du corridor sont majoritairement sont des agriculteurs sédentarisés ou itinérants ainsi que des éleveurs de bovins. La diversité des acteurs dans les secteurs de l'agriculture et de l'élevage a induit une multitude de pressions anthropiques qui varie en grandeur et en intensité d’une région à une autre.

Dans les zones d’intervention du Projet mené par le WWF en coopération avec les collectivités locales, en particulier sur le front Est, les effets liés à la pauvreté a amené les communautés vers une dépendance accrue sur les ressources naturelles. Une telle situation a, d’une façon générale, engendré des comportements qui sont devenus des pressions permanentes sur les ressources naturelles. La forêt a été détruite en grande partie par des activités illégales d’exploitation et des feux incontrôlés.

La riziculture est l’activité agricole de base à laquelle s’ajoute la culture du café qui est toutefois en net recul en raison notamment de la vieillesse des plants et de la baisse continue des cours mondiaux. A l’heure actuelle, de nombreuses familles de la région transforment tout ou une partie de leurs champs de café en rizières, avec ce que cela suppose d’action en terme de maîtrise de l’eau. Une vaste action de renouvellement des plants de caféiers est aussi en court. L'élevage bovin, d’une importance sociale et productive, est aussi assez développé.

Pour le secteur Est du Corridor Ranomafana-Andringitra, le WWF est opérationnel dans quatre communes rurales, dans la mise en oeuvre d'un processus qui devrait aboutir, à terme, à un transfert de gestion des ressources forestières. Toutes les activités sont menées dans un esprit de dialogue et de concertation avec les communautés de base ainsi qu'avec l'appui des autorités traditionnelles, administratives et et les élus.

Lutter contre la culture sur brûlis

Des actions spécifiques, dont l'information et la sensibilisation, sont menées contre la culture sur brûlis – tavy - véritable fléau dans la région. Les bases de développement des alternatives de production sont en place, parallèlement à l’appui aux initiatives des communes en matière de gestion des ressources naturelles : préservation de la forêt naturelle, protection et maîtrise des ressources en eau, zones de reboisement d’utilité.

Ankarimbelo est une commune rurale

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