LAMBA (vêtement emblematique)

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpgLamba

Vêtement emblematique des malgaches

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr - dadaroby24@gmail.com)

jeune-femme-hova.jpgLe " lamba " est la pièce principale du costume traditionnel malgache, il renferme toute une culture.

Le " lamba " est le vêtement emblématique des malgaches.Il est porté à la fois par les hommes et les femmes toute leur vie durant, et même jusque par delà les tombes.

Pour les hommes, le " lamba " était fait en soie grège de couleur sombre avec des lignes brunes ou blanches.
Chez les femmes, il est de couleur blanche, il est porté sur les épaules avec un pan rejeté en arrière, " l'asampikavanana "côté droit en cas de " fisaonana "c'est-à-dire en signe de deuil, " l'asampikavia "côté gauche en temps normal.

Dans les régions côtières, les lamba ou " lambahoany " plus précisément est une pièce de coton rectangulaire, très colorée que les femmes nouent sous les aisselles ou à la taille ou autour de la tête.

Les malgaches ne se séparent jamais de leur lamba. On s'en drape le jour, on s'en couvre la nuit, on s'en ceint la taille pour danser et on en est enveloppé après la mort.

Le lamba n'est pas seulement un symbole de dignité mais encore d'amour. Lors des " vodiondry "fiançailles les promis procèdent à un échange de lamba. C'est à ce moment que l'assistance prononce le vœu de bonheur pour que leur amour dure aussi longtemps que la vie.

Le lamba est un des attributs de la culture malgache que les touristes vazaha adoptent facilement.

Il existe plusieurs sortes de lamba.

-le lamba arindrano : c'est le vêtement de cérémonie des nobles, des riches ou des vieillards .
-le lamba telo soratra : formé de trois bandes de couleurs différentes.
-le lambamena : c'est le linceul.
-le jabo-landy : c'est de la soie mélangée avec de la raphia.
-l'arindrano landihazo : c'est de la soie mélangée avec du coton.
-le lambahoany : c'est le paréo de coton imprimé que les femmes des régions côtières nouent sous les aisselles ou à la taille.
-le salaka : pagne en soie passé autour des reins et entre les jambes.

Le lamba: Une coutume ancestrale
Depuis la nuit des temps, les Malgaches donnent une signification particulière au port du lamba. 
En effet, le " lamba " est la pièce principale du costume traditionnel malgache, il renferme toute une culture. Il est le vêtement emblématique des malgaches. Il est porté à la fois par les hommes et les femmes toute leur vie durant, et même jusqu’au- delà. 
Pour les hommes, le " lamba " était fait en soie grège de couleur sombre avec des lignes brunes ou blanches.
Chez les femmes, il est de couleur blanche, porté sur les épaules avec un pan rejeté en arrière, " l'asampikavanana " côté droit en cas de "fisaonana " c'est-à-dire en signe de deuil, " l'asampikavia" côté gauche en temps normal. Dans les régions côtières, les « lamba » ou " lambahoany " plus précisément est une pièce de coton rectangulaire, très colorée que les femmes nouent sous les aisselles ou à la taille ou autour de la tête.
Les Malgaches ne se séparent jamais de leur "lamba." On s'en drape le jour, on s'en couvre la nuit, on s'en ceint la taille pour danser et on en est enveloppé après la mort. Le lamba n'est pas seulement un symbole de dignité mais encore d'amour. Lors des " vodiondry " ou fiançailles, les promis procèdent à un échange de lamba. C'est à ce moment que l'assistance prononce le vœu de bonheur pour que leur amour dure aussi longtemps que la vie. 
Le "lamba" est un des attributs de la culture malgache que les touristes vazaha adoptent facilement. Il en existe plusieurs sortes.
-le « lamba arindrano » : c'est le vêtement de cérémonie des nobles, des riches ou des vieillards. Actuellement, le « lamba arindrano » est surtout porté par les « mpikabary ». C’est devenu en quelque sorte, un « lamba » que l’on sort pour les grandes occasions.
-le « lamba telo soratra » : formé de trois bandes de couleurs différentes.
-le « lambamena » : c'est le linceul.
-le « jabo-landy » : c'est de la soie mélangée avec de la raphia. Quelques stylistes, dont « Hagamainty », n’ont pas hésité à travailler dessus.
-« l'arindrano landihazo » : c'est de la soie mélangée avec du coton. Il est généralement utilisé par les dames car il est assez souple. 
-le « lambahoany » : c'est le paréo de coton imprimé que les femmes des régions côtières nouent sous les aisselles ou à la taille. Mais dans d’autres régions, les hommes l’utilisent aussi comme cache pantalon.
-le « salaka» : pagne en soie passé autour des reins et entre les jambes. Ceci servait de sous vêtement pour les hommes. 
Matières
Le coton est une matière première assez récente pour les Malgaches. par contre, nos ancêtres ont depuis fort bien longtemps travaillé la soie brute. Ils ne savaient pas encore à cette époque que cette soie deviendra à nos jours, un produit de luxe que tout le monde ne peut pas s’offrir.
La particularité du textile malgache est son extraordinaire adaptation au contexte bio végétal qui donne ainsi des vêtements en raphia, en joncs, en chanvre, en fibres de bananier, en écorces d'arbre battues et tissées, en coton, en soie sauvage, en soie domestique. Il semble que rien n’ait arrêté le fabricant malgache et que les difficultés de tous ordres aient au contraire stimulé son inventivité. 
Aujourd’hui encore, malgré des difficultés économiques extrêmes, le tissage perdure et aucun défunt ne quitte ses semblables convenablement sans être enveloppé de son linceul. Même si les textiles importés ont toujours eu une aura particulière, le lamba malgache de soie malgache est le plus apprécié et le plus adéquat. La spécificité du textile malgache est également de donner de la manière apparemment la plus simple et la plus sobre, par des rayures, des significations inépuisables. La rayure offre en effet d’innombrables possibilités, variant ses couleurs, sa largeur (parfois d’un seul fil) à l’infini. 
Deux exclusivités lui sont attribuées, celle des textiles en raphia ikatés et celle des vêtements en joncs nattés. L’ikat est une technique de décor très largement répandue mais le support de raphia dans cette méthode n’est pratiqué qu’à Madagascar. Il en est de même pour les vêtements en joncs nattés qui ne trouvent que de lointains parents chez la population naga en Inde.
Soie : On peut dire qu’il existe différents types de soie à Madagascar : la soie domestique du "bombyx mori," la soie sauvage dite "Landybe" du borocera madagascariensis et la soie d’araignée, "nephila madagascariansis." 
La soie est attestée sur l’île depuis le milieu du XVIIe siècle au moins, par Flacourt (1650), puis Drury au XVIIIe siècle : «La soie est très abondante dans le pays, qu’on la récolte sur différentes espèces d’arbres et que les locaux étirent les cocons avec leurs mains tissant comme le coton, la soie qu’ils obtiennent de cette façon.» En parlant de lamba soie, notez que les lambamena coûtent actuellement entre 15 à 200 mille ariary, selon sa qualité et ses « vitrana ». 
Coton : Le coton se cultuve au Centre sud et au sud-ouest de Madagascar et est appelé indifféremment selon les régions : landihazo (soie d’arbre) par les Merina; hasy, hasine, par les Antandroy; hasina, par les Bestileo...
D’après Cornélis de Houtman, la présence du coton est attestée dès le XVIe siècle au Sud-Ouest de l’île, à Saint Augustin où les princes portent des "draps" de coton rayés jusqu’aux genoux. Il est dès cette époque tissé à Madagascar. 
Rafia : A Madagascar, il existe deux formes principales de vêtements en raphia tissés : les vêtements portés au cours de la vie et le vêtement mortuaire. 
La chemise ou "akanjo-be" et la jupe- fourreau ou "sembo" 
"betsimisaraka," "saimbo," 
" simbo" sont les principaux vêtements de vie; le "laimasaka," linceul de raphia ikat, constituant le vêtement mortuaire pour certains.
Le jonc : Le vêtement tressé à Madagascar est assez élaboré et diversifié pour habiller la femme, l’homme et l’enfant. Le costume féminin est constitué du tafitsihy ou jupe- fourreau, du "sikitratra" ou couvre- poitrine, de "l’anaketry" ou ceinture porte-bébé, et de l’"alotry" ou pare-soleil. 
L’homme et l’enfant jouissent d’un choix plus réduit. L’homme porte le "kaboti," sorte de fourreau parfois terminé en blouse sans manches. L’enfant revêt une 
réduction du "tafitsihy," adapté à sa taille.

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