FANAMBADIANA (Mariage coutumier)

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FANAMBADIANA MALAGASY

Mariage Coutumier

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr - dadaroby24@gmail.com)

 

FANAMBADIANA MALAGASY.
Le mariage coutumier est légal à Madagascar. Traditionnellement, le mariage est conclu dès lors que les formalités coutumières ont été accomplies et principalement lorsque la donation du vodiondry ou fandeo, fafy, diafotaka, orimbato, fanokoana etc…a été faite.
Paraître en public comme mari et femme sans même qu'on se soit acquitté du "Vodiondry" (dot symbolique) est une honte devant la société malgache. Mitari-bady tsy lasa vodiondry henatra eo amin'ny tany ama-monina. Dans la coutume du pays, c'est la cérémonie qui scelle l'union d'un couple devant les deux familles et devant les hommes. Une délégation représentative des proches parents du prétendant se déplace pour l'offrir.
La cérémonie du vodiondry qui a lieu au domicile de la jeune fille, prendra la forme d'une joute oratoire, entre les représentants des deux parties. Le "mpikabary" (porte-parole) de la famille du prétendant s'efforcera de séduire l'assistance et surtout d'éviter les formules agressives.
On procède à la remise du "Vodiondry" qui de nos jours n'est plus qu'un symbole. A l’époque, le contenu était composé d'une pièce d'argent (voamena), de quelque vakim-bola (fractions de pièces), ainsi que d'un caillou qui symbolise une relation éternelle. Ainsi, le jeune homme offre également un cadeau à son épouse. C'est, généralement, un lamba et une alliance. La bague a une signification particulière pour les Malgaches." Jadis, on avait l'habitude de nouer un petit fil au doigt d'un messager qui doit voyager loin. Ce, pour que celui-ci, n'oublie pas de livrer le message une fois arrivé à destination. L'alliance permet donc aux époux de toujours se souvenir des promesses qu'ils se sont faits où qu'ils soient.

« Efa lasa vodi-ondry vé ? ... » 

« Selon la tradition malgache » , les fiancés avaient le droit de faire une période d'essai.

la conclusion du mariage suit la période d'essai au cours de laquelle la jeune fille doit prouver qu'elle est capable de tenir un ménage et donner des garanties d'une union durable et féconde.

Si le couple ne s'entend pas les deux jeunes gens se séparent suivant le dicton " ny fanambadiana tsy raikitra tsy maharatsy fihavanana ".

Par contre si le couple s'entend et se décide de prendre la responsabilité de fonder un "foyer" " Manorina tokatrano ", ils demandent la bénédiction des parents.
Cela se manifeste par le rite des: "manatitra fanala henatra" - "mangataka namana ho an-drazazalahy" - "manatitra vody ondry ho an'ireo nahitana masoandro".
Cela se fait auprès des parents de la fiancée.
C'est une demande en mariage dans les règles de l'art pour faire honneur aux parents et à la fiancée.
Ce rite marque la "signature d'un contrat de mariage entre les fiancés et ...SURTOUT ENTRE LES 2 FAMILLES" qui sont témoins de l'événement.
C'est une fois de plus, une occasion d’une part, d'un concours de joutes oratoires "kabary" entre les représentants des fiancés. Et d’autre part, d'un banquet offert aux deux familles et aux invités : on tue des zebus.

Depuis toujours, les Malgaches ont dit « Ny fanambadiana toy ny lamban’akoho, ka ny faty no hisarahana », ce qui veut dire « le mariage est comme la robe d’une poule, seul la mort peut les séparer ». En effet, dans ce dossier, nous verrons les péripéties du mariage malgache traditionnel. Tout d’abord, il faut dire que le mariage coutumier est légal à Madagascar.

Traditionnellement, le mariage est conclu dès lors que les formalités coutumières ont été accomplies et principalement lorsque la donation du « vodiondry » ou « fandeo , fafy, diafotaka, orimbato, fanokoana » ect a été faite.

Les Malgaches gardent, si l’on veut leur coutume acquise des Asiatiques, de nos ancêtres. En effet, paraître en public comme mari et femme sans même qu'on se soit acquitté du "Vodiondry" (dot symbolique) est une honte devant la société malgache.  « Mitari-bady tsy lasa vodiondry henatra eo amin'ny tany ama-monina » qui veut dire sortir avec une femme sans “vodiondry” est une honte envers la société.

Dans la coutume du pays, c'est la cérémonie qui scelle l'union d'un couple devant les deux familles et devant les hommes. Une délégation représentative des proches parents du prétendant se déplace pour l'offrir. 
La cérémonie du vodiondry qui a lieu au domicile de la jeune fille, prendra la forme d'une joute oratoire (Le Kabary), entre les représentants des deux parties. Le "mpikabary" (porte-parole) de la famille du prétendant s'efforcera de séduire l'assistance et surtout d'éviter les formules agressives. 
On procède à la remise du "Vodiondry" qui de nos jours n'est plus qu'un symbole (mais qui est encore très pratiquée et respectée de nos compatriotes, même à l’étranger). A l’époque, le contenu était composé d'une pièce d'argent (voamena), de quelque vakim-bola (fractions de pièces), ainsi que d'un caillou qui symbolise une relation éternelle (un peu comme le mariage juif où le couple doit casser un verre).

Ainsi, le jeune homme offre également un cadeau à son épouse. C'est, généralement, un lamba et une alliance. La bague a une signification particulière pour les Malgaches. Jadis, on avait l'habitude de nouer un petit fil au doigt d'un messager qui doit voyager loin. Ce, pour que celui-ci, n'oublie pas de livrer le message une fois arrivé à destination. L'alliance permet donc aux époux de toujours se souvenir des promesses qu'ils se sont faits où qu'ils soient.

Comme un événement n'atteint son comble qu'après un grand festin, on passe enfin à table. A l'origine, le repas était servi, sur le fandambanana (natte par terre), dans une assiette en argile pour les mariés. Cela revêt, encore une fois, une signification particulière. C'est un souhait pour qu'ils vivent longtemps sur terre et également une sorte d'avertissement sur la fragilité des liens. Le couple doit donc prêter une attention particulière à leur vie. Il n'a droit qu'à une seule cuillère en corne noire exprimant que désormais ils ne font plus qu'un. La couleur noire est aussi un voeu pour une longue vie.

On raconte aussi que les nouveaux mariés mangeaient ensemble dans une feuille de bananier, et quand le repas est terminé ils jettent la feuille sur le toit. Et s'il arrivait que les époux se disputent, l'un ou l'autre dit à son conjoint " mbola tsy malazo akory ve ny ravininana dia efa miady " (la feuille n'a même pas le temps de secher qu'on se dispute )

On notera, enfin, que le menu comporte un mélange de riz avec du lait et du miel. 
Après «le sakafo mitam-pihavanana», comme en Asie, les Malagasy offrent des matelas, armoire, lit, ustensile divers… aux nouveaux mariés. 
Une fois que la cérémonie est terminée, les « mpivady vao » (nouveaux mariés) rejoignent leur foyer avec leurs cadeaux.
Et l'on se demande, alors sur la relation du mouton avec cette dot quand on sait que "Vodiondry" signifie littéralement croupe de mouton. En fait, il faut remonter au temps de Ralambo (1575-1610), souverain Merina, qui a goûté pour la première fois à la viande de bœuf. Pendant son règne, il a été décrété que le vodihena (croupe de bœuf) est réservé aux rois, le vodiakoho (croupion de poulet) aux aînés et le vodiondry aux beaux-parents. Et, c'est ainsi qu'on l'offrit comme dot lors du mariage. Compte tenu de la difficulté pour chaque famille de se procurer des moutons, le Roi Andrianampoinimerina a autorisé l'utilisation d'une pièce d'argent. Il n'existe pas de cérémonie standard du "Vodiondry", elle varie d'un village à un autre, sans que sa véritable signification n'en soit altérée.

L'entrée de la civilisation occidentale a, en outre, apporté des changements notables au niveau de la forme. Et, on s'inspire de plus en plus des cérémonies de fiançailles. Avec l'influence du christianisme, il est maintenant d'usage de prononcer des prières au début de la cérémonie. Ce qui ne se pratiquait pas du temps de Ralambo. Mais, le vodiondry demeure une pratique incontournable donc bien ancré dans les mœurs.

Le Fanambadiana malagasy est un culte sacré que l’on respecte.

Comme un événement n'atteint son comble qu'après un grand festin, on passe enfin à table.
A l'origine, le repas était servi, sur le fandambanana (natte par terre) ou table malagasy, dans une assiette en argile pour les mariés. Cela revêt, encore une fois, une signification particulière. C'est un souhait pour qu'ils vivent longtemps sur terre et également une sorte d'avertissement sur la fragilité des liens. Le couple doit donc prêter une attention particulière à leur vie. Il n'a droit qu'à une seule cuillère en corne noire exprimant que désormais ils ne font plus qu'un. La couleur noire est aussi un voeu pour une longue vie. On notera, enfin, que le menu comporte un mélange de riz avec du lait et du miel.
Après « le sakafo mitam-pihavanana », comme en Asie les malagasy offrent des matelas, armoire, lit, ustensile divers… aux nouveaux mariés.
Une fois que la cérémonie est terminée, les « mpivadivao » rejoignent leur foyer avec leurs cadeaux.

MARIAGE
Dans le cadre traditionnel, les fiancés avaient le droit de faire une période d'essai.
S'ils s'entendent et se décident de prendre la responsabilité de fonder un "foyer"
" MANORONA TOKATRANO", ils demandent la bénédiction des parents.
Cela se manifeste par le rite des: 
"MANATITRA FANALA HENATRA" - "MANGATAKA NAMANA ho an-drazazalahy" - "MANATITRA VODY ONDRY ho an'ireo nahitana masoandro".
Cela se fait auprès des parents de la fiancée.
C'est une demande en mariage dans les règles de l'art pour faire honneur aux parents et à la fiancée.
Ce rite marque la "signature d'un contrat de mariage entre les fiancés et ...SURTOUT ENTRE LES 2 FAMILLES" qui sont témoins de l'événement.
C'est l'occasion 1/d'un concours de joutes oratoires "KABARY" entre les représentants des fiancés.
2/ d'un banquet offert aux 2 familles et aux invités : on tue des ZEBUS.


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