Mikea

wikipedia.jpgdaddy-boky4.jpgMikea

Gens de la forêt

Robert ANDRIANTSOA (robertandriantsoa@yahoo.fr - dadaroby24@gmail.com)

 

Officiellement il existe 18 ethnies a Madagascar, mais il y a ce que l’ont peut appeler des sous ethnies, qui ne sont pas compté comme ethnie a part entière et pourtant ils le sont bien , le nombre exacte n’est pas connue, il existe des peuples cachés, tel que les Mikea (gens de la forêt), qui vivent caché dans les forêts du sud, ont peut les comparer aux Pygmées, a cause de leur petites tailles et leurs façons de vivre, Pour avoir du feu, les Mikea utilisent le silex ou encore ce procédé qui consiste à frotter des branches sèches. Les Mikea chassent des hérissons et des porcs-épics, recueillent du miel, ils les troc contre du tabac et autres produits.

Les Mikea sont un groupe de malgaches parlant horticulteurs / butineuses du sud-ouest de Madagascar . Les Mikea parlent un dialecte de la langue malgache , qui est une branche de la linguistique du groupe malayo-polynésien dérivé de la langue Barito , parlée dans le sud de Bornéo .

Mikea identité est souple et complexe, lié à la vie dans la forêt et l'utilisation des ressources forestières; elle ne constitue pas une groupe de Malgaches ethniques en soi, mais est souvent classée comme une identité tout comme les groupes ethniques. L'horticulture et du maïs fourrager connecter les Mikea avec les économies locales, régionales et mondiales. Etre Mikea implique aussi des connotations gestion du primitivisme avec les conséquences sociales et économiques du gouvernement, chercheur, missionnaire, et l'intérêt touristique de chasseurs-cueilleurs .


  • Sont-ils des pygmées ou des Vazimba ? Font-ils partie du peuplement originel de Madagascar ? A maintes reprises, ces questions nous renvoient sur le secret et le mystère de ce groupe nomade vivant dans la forêt du Sud-Ouest de Madagascar. Depuis le début des années 60, l’histoire de ce peuple des forêts a suscité à la fois l’effroi et la curiosité de nombreux chercheurs, scientifiques et professeurs. Surnommés " les hommes nus ", ils s’habillent surtout de pagnes. Détenteurs du secret des Ody Gasy et des plantes à vertu médicinale du Saha-Mangoky, ils croient en Dieu créateur ou " Zanahary " et à la présence d’un esprit transcendantal. Cela malgré la mission dite " civilisatrice " entamée par la mission luthérienne, conduite par Mademoiselle Layla en 1980.
    Beaucoup de chercheurs se sont intéressés à ce peuple qui naît de la légende. Louis Mollet, anthropologiste, réitère même qu’"il peut paraître invraisemblable que de nos jours, des hommes et des femmes vivent des semaines, des mois, voire des années sans boire et pourtant c’est ce qui arrive à un petit groupe de Malgaches retiré dans une région du Nord de Tuléar, connue sous le nom de Forêt épineuse de Mikea ". Malgré des parutions d’ouvrages scientifiques comme la revue historique " Omaly sy Anio " ou le film documentaire co-réalisé par Dutilleux et Vinson, la question de la survie du groupe relève toujours du mystère.
    Tous les auteurs sur le sujet sont arrivés à la même conclusion. " Il est faux de dire que les Mikea sont de petites tailles, qu’ils sont nus, les cheveux longs, qu’ils se cachent dans les creux des arbres et ont un langage incompréhensible qui leur serait propre". Mikea est un terme générique qui désigne un groupe de personnes de langue malgache et de coutumes Masikoro, un groupe issu du Sud de Madagascar. Les Mikea vivent en secret dans la forêt épineuse nommée en conséquence " forêt des Mikea ". La délimitation du pays Mikea dans l’espace se conclut par un survol de ce qui était, auparavant, la RN9 au Nord de Toliara, à l’Ouest de Befandriana Sud, entre les rivières Mangoky et Manombo. Le périple commence, dans un décor atypique du Sud, à Madiorano (50km au Nord de Toliara) pour rejoindre Miary, Ankililaoky, Ampasikibo, Andavadohaky, Antongo, Morombe, Befandefa, Salary Atsimo et Androtsy. Les villages suscités forment le cercle du forêt Mikea qui s’étend sur plus de 70 km du Nord au Sud et de 30 km d’Est en Ouest, soit sur plus de 2000km carrée.
    L’histoire des Mikea correspond à celle des Royaumes Malgaches. Par souci de sécurité et de liberté, certains Masikoro, un peuplement du sud de Madagascar dont sont issus les Mikea actuels se sont réfugiés dans la forêt. Ils ont fuit les exactions perpétrées par leur propre souverain. Vivants en petits groupes familiaux, ils se déplaçaient sans cesse pour échapper aux roitelets Sakalava du Fiherenana ou du Bas-Mangoky pour se procurer des esclaves afin de les troquer contre des cotonnades, des armes à feu ou du rhum. Maîtres de leur monde, ils vivent leur vie comme ils l’entendent. Ils connaissent tous les secrets pour survivre dans la forêt. Leur temps est seulement marqué par la naissance d’un jeune. Cela relève du mythe pour les civilisés mais ils vivent en cachette pourtant ils vivent heureux. Dans cette étendue de forêt ou il n’y a ni source, ni mare, ni puits, l’absence d’eau cependant contraint à une diète frugale. C’est le gage de la liberté et de l’indépendance. Dans leur forêt, il n’y a pas que des oiseaux mais les animaux sont peu visibles et se cachent. On y retrouve aussi des bœufs sauvages quasi inaccessibles, des Fosa, des chats sauvages, des lémuriens (sifaka, tily) et des hérissons. Et enfin, des abeilles qui distillent des miels foncés. Le Dieu créateur ou "Zanahary ", en plaçant les Mikea dans leur foret, y a fait pousser une liane nommé Baboho -à la chair tendre et fragile. Cette succulente igname dont les tubercules, grosses comme la cuisse, poussent dans le sable à la profondeur d’un bras d’homme. Armés de haches, de sagaies à large talon, d’une palette en bois, d’un filet, d’un panier, de calebasses et d’un récipient, ils partent dans la forêt pour se procurer quotidiennement de la nourriture. Ils se déplacent ainsi presque chaque jour, sur plus d’une dizaine de kilomètres. Apres la chasse et la cueillette, ces aliments seront mangés crus, grillés ou cuits sous la cendre.
    Malgré leur volonté d’indépendance et leur indifférence au confort des villages, les Mikea quittent peu à peu leur forêt et, de nomades deviennent lentement sédentaires. Et malheureusement, au moment ou on rédige cet article, la forêt si chère aux Mikea est en train de se détruire. Leur environnement et leur monde se détériorent. " Sans forêt, ils ne peuvent pas survivre et si par malheur, cette étendue forestière venait à disparaître, Mikea serait un peuple condamné à l’extinction ", s’inquiète Theo Rakotovao, porte-parole d’un peuple exclu. Avec son groupe du même nom, il parcourt ainsi le monde avec la culture Antsa et le Beko Masikoro. Notons que les hommes de la forêt utilisent trois instruments de musique : un arc musical sur calebasse, un hochet et un xylophone de 7 bâtons. Ce monde Mikea témoigne en général du mode de vie qui existait autrefois et qui était pratiqué par le peuplement originel de notre île, les Vazimba. Il devait être classé patrimoine culturel de l’Humanité ou du moins patrimoine malgache.

D'une superficie de 371,340 ha, le complexe du Mikea, dans le SW de Madagascar, touche 15 communes. Ce complexe se caractérise par le fait qu'il abrite la population humaine Mikea qui vit selon des modes de vie primitifs (chasse et cueillette), et est définie comme un « peuple autochtone ». C'est aussi un milieu marqué par une biodiversité exceptionnelle qui reste menacée par les défrichements à but agricole, la coupe, la production de charbon de bois et le braconnage. Un grand projet minier d’exploitation d’ilménite est aussi en cours dans les environs immédiats de l'aire protégée.
L’arrêté de protection temporaire interministériel pour le Complexe Mikea (avril 2007) définit un noyau dur couvrant une superficie d’environ 228,665 Ha et une zone tampon de 142,675 Ha. Les activités en cours concernent notamment la mise en place du parc avec ses unités d'aménagement, l'élaboration de plan de gestion et de conservation, la mise en place de projets d'alternatives aux pressions (défrichement, coupe, charbon) financés par le PSDR et PNUD/GEF (SGP), la mise en compatibilité des objectifs de conservation avec les normes sociales (élaboration du plan de sauvegarde social et environnemental et la conduite du suivi écologique).
La mise en place de l'aire protégée a pour objectifs d’assurer la protection et le maintien à long terme de la biodiversité, la durabilité des fonctions écologiques, et l’identité culturelle et cultuelle de la population Mikea et l’utilisation durable des produits naturels nécessaires au bien-être des communautés locales. Différentes entités collaborent avec l'ANGAP pour la réalisation de ces objectifs; ils comprennent notamment le FIMAMI (Association pour la conservation de la forêt de Mikea), les ONG de conservation (WWF, CI, SAGE) et l'organisme d'appui au développement ASOS. Un « Comité de Sages » a également été mis en place à proximité de la forêt pour la gestion des conflits et l’élaboration participative d’un schéma global d’aménagement a été menée avec les autorités locales, le FIMAMI et la communauté de base.

Les mikéa sont-ils des pygmées ? A l’image du jeune leader du groupe éponyme de cette éthnie du sud de Madagascar, il est faux de dire qu’ils sont de petites tailles, nus et avec des cheveux longs et qu’ils se cachent dans les creux des arbres, ont un langage incompréhensible qui leur serait propre.

En effet, Mikea est un terme générique qui désigne un groupe de personnes de langue malgache et de coutumes Masikoro, un groupe issu du Sud de Madagascar. Les Mikea vivent en secret dans la forêt épineuse nommée en conséquence « forêt des Mikea ».

Mikea

Dans la forêt sèche d’une superficie de 3.500 km2 environ, située au Nord de Toliara, entre Manombo au sud et Morombe au nord, vivent des groupes minoritaires de Malgaches connus sous le nom de Mikea. Ils y développent leur propre culture dans des conditions naturelles difficile et souvent extrêmes.

Selon les traditionnistes masikoro et vezo, cette immense forêt fut peuplée par des « individus mystérieux » et cette qualification est liée à leur existence quasi-inconnue des populations riveraines.

Parler de ces actuels habitants de cette forêt sèche, les Mikea, sans parler de ceux qui les ont précédés, laisse un vide dans l’histoire du peuplement du Sud-Ouest.

Pré-Mikea

L’existence des pré-Mikea suscite encore des divergences. Mais les Mikea et les villageois continuent à croire qu’ils ont réellement vécu et à les respecter, car certains d’entre eux se sont transformés en esprits qui peuvent s’incarner chez une personne. Ces esprits, selon les Mikea, pérennisent leur vie en étroite relation avec la forêt.

Dans la forêt des Mikea, le nom « koko » est souvent prononcé pour évoquer, un individu souvent décrit comme étant de petite taille, trapu et poilu. Et pour le confirmer, quand on assiste à un rite individuel dans la forêt des Mikea, on invoque toujours les nains poilus. Ces nains ont leur propre mode de vie basé essentiellement sur la chasse et la cueillette, dans une parfaite harmonie avec la nature.

Dans la forêt des Mikea, beaucoup de gens affirment avoir entendu des bruits qu’ils font, comme si quelqu’un tapait sur un tronc d’arbre. On ne les voit pas, mais on les entend. Celui qui entend ces bruits doit aussitôt leur demander une bénédiction. Après cette invocation, on entend d’autres bruits dans les arbres. L’homme n’a qu’à s’en approcher pour trouver du miel ou des hérissons. Il dépose au pied d’un arbre ce qu’il a collecté, et s’éclipse dans les fourrés. Si quelqu’un qui connaît les mœurs des Mikea vient à passer, il prend les produits laissés par le chasseur et dépose, en contrepartie du tabac à chiquer. Quand il reviendra sur les lieux quelques minutes après, il verra que le tabac n’est plus là.

Individus mystérieux

D’autres individus mystérieux ont également l’existence dans cette forêt. Ils peuvent n’être qu’un seul individu, mais leur appellation change de par leur comportement physique.

Le premier est le Tsiokakoke. Ce nom peut se décomposer en tsioke=vent, et akoke=oiseau. Il peut être littéralement compris dans le sens du déplacement d’air effectué par cet oiseau lors de son passage, car il est très rapide quant il court. C’est à cause de cette particularité qu’on lui a donné le nom de Tsiokakoke, car il disparaît très vite lorsqu’il entend s’approcher de lui un être humain et ne laisse derrière lui qu’un souffle de vent.

Le deuxième, le Ndranohisatse, comme son nom l’indique, se déplace les genoux fléchis. C’est du moins ce que l’on déduit de l’observation de ses traces au sol. Est-il handicapé naturellement ou est-ce un moyen qu’il utilise pour échapper au regard humain ? Selon les notables Masikoro, quand on voit les traces de son passage dans la forêt, on dit : « Manao io koa razako izay ! ». Littéralement : sa façon de se déplacer ressemble à celle de mes grands-parents et ce, pour éviter le mauvais sort à celui qui dépasse ces traces. L’on parle souvent d’un tel déplacement dans beaucoup de régions de Madagascar. Ces êtres ne sont pas forcément des nains, mais des personnes à constitution physique normale qui, pour échapper au regard des hommes, se déplacent soit courbés, soit assis sur le sol.

Le troisième groupe est constitué de Lampihazo et de Hako. Les premiers, les Lampihazo, qui se collent à un arbre, lorsqu’ils se déplacent du tronc de l’arbre derrière lequel ils se cachent vers un autre, sont capables de se fondre dans l’arbre. Les seconds, les Hako, évitent tout contact avec l’homme. Le verbe mihako signifie se cacher pour ne pas être vu. Selon les traditionnistes Masikoro, les Lampihazo et les Hako seraient des habitants des villages masikoro et vezo. Mais suite aux différentes exactions qu’ils ont endurées sous le règne des Andrevola, mais aussi durant la phase coloniale, voire même pendant la première république, ils se sont réfugiés dans la forêt. Plusieurs groupes d’individus fuyant les oppressions de toutes sortes, mais aussi l’application de certaines lois et réglementations souvent jugées inhumaines ont cherché refuge dans la forêt. Là, ils se sont sentis à l’abri de toute sorte d’utilisation de force.

Il y a aussi des groupes d’hommes qui utilisent souvent les produits de la forêt surtout en période de soudure. Ils trouvent que la vie est meilleure dans la forêt que dans les villages où ils résident. Ils décident donc de rester dans la forêt et deviennent des invisibles. Ce sont surtout les évènements de 1947 qui ont créé un climat de peur. Les Masikoro et les Vezo ont constitué le plus gros contingent de fuyards vers la forêt.

L’ensorcellement figure par ailleurs parmi les raisons qui contraignent les gens à quitter leurs villages par peur d’être présentés aux rois. A force de vivre dans la forêt, ils se confondent avec elle.

Ces groupuscules vivaient essentiellement de tubercules, de miel et d’animaux sauvages. L’isolement règle leur vie quotidienne pour échapper au contrôle de l’administration, mais aussi pour préserver leur mode de vie et leur identité culturelle. Et pour protéger leur cachette, ils ont recours à leur connaissance des vertus des plantes médicinales.

Les populations Mikea

Après avoir décrit ces pré-Mikea, il est intéressant à savoir l’historique des populations Mikea. Souvent, quand on parle de Mikea, certains pensent directement à ces pré-Mikea. Ces derniers sont invisibles même pour des Mikea. On peut supposer qu’il y une relation entre les Mikea et les pré-Mikea. L’existence d’une relation chronologique entre ces deux groupes ne signifie pas qu’ils sont semblables. Certes les deux groupes occupent ensemble la forêt des Mikea, mais il ne faut pas les confondre. Les pré-Mikea ou les « Tomponala » sont composés de toutes sortes d’individus et d’esprits (voir le plus haut). La plupart du temps, ils ne sont pas visibles à l’œil nu. Par contre, les Mikea sont des paysans comme les autres qui s’éparpillent dans les campagnes surtout dans le massif forestier.

Etymologie du mot Mikea

Dans la littérature, le terme « mikea » est orthographié différentes manières. Selon les auteurs et les chercheurs, nous avons Mikea, Mikeha, Mekea, Mikeo. La plupart des auteurs préfèrent utiliser le mot Mikea.

Jeanne DINA et Jean-Michel HOERNER, dans leur article intitulé « Etude sur les populations Mikea du sud-ouest de Madagascar » en 1976, utilisent le mot Mikea. De plus, ces deux chercheurs ont essayé de nous expliquer l’étymologie du mot Mikea. Selon eux, l’appellation Mikea vient du mot Mikeha=appelé. Le /h/ de la finale /ha/ tombe, et c’est ainsi qu’on obtient MIKEA.

Selon toujours ces deux auteurs, il y a une autre variante de l’origine du mot Mikea. Ce terme viendrait du groupe de mots « Tsy meky hea », littéralement : qui ne veut pas être poursuivi. Le « tsy », la finale « y » et le « h » de « hea » ayant disparus, il ne reste plus que « MEKEA ». Malgré tout ils préfèrent utiliser l’orthographe Mikea, en se référant aux différents auteurs qui les ont précédés dont Louis Molet (1958), Emil Brikeli (1926), Jean Poirier et Jacques Dez (1963).

Mikea du nord et Mikea du sud

Il existe une grande différence géographique entre le nord et le sud de la forêt des Mikea. Dans la partie nord de la forêt l’eau abonde, en particulier dans le Bassin de Namonte et dans ses environs. En plus, dans le nord, on peut trouver les grands lacs suivants : le Lac Ihotry (le deuxième grand lac de Madagascar), Mafay, Betsiriry, Ankiliolio, Andramby, Mañafo.

Or, dans la partie sud l’eau est rare. Louis Molet a même écrit un ouvrage intitulé : « Les Mikea de Madagascar, vivre sans boire ». L’auteur pense que les Mikea peuvent vivre sans eau. D’après lui, les Mikea sont des hommes du désert. Mais dans la forêt, il y a un tubercule gorgé d’eau, appelé : babó qui étanche la soif des hommes et des bêtes.

La différence sur le plan géographique entre le nord et le sud ne signifie pas qu’il y a une différence anthropologique entre les Mikea du nord et ceux du sud. Les Mikea sont identiques que ce soit au nord ou au sud, malgré une légère différence sur le plan appellation des choses.

Masikoro-Mikea, Vezo-Mikea et vrais Mikea

Dans la forêt des Mikea, on trouve des Masikoro-Mikea, des Vezo-Mikea et des vrais Mikea.

Les Masikoro-Mikea sont des Masikoro qui ont choisi de mener une vie forestière. En outre, on appelle aussi Masikoro-Mikea, les habitants de certains villages à la lisière Est de la forêt. Ces derniers sont à la fois des cultivateurs, des éleveurs et également des chasseurs-cueilleurs.

Les Vezo-Mikea quant à eux sont des Mikea originaires des villages côtiers. Les habitants de certains villages côtiers proches de la forêt sont dits actuellement Vezo-Mikea. Ces gens-là pratiquent à la fois la chasse, la cueillette et la pêche.

Tandis que les vrais Mikea sont la fusion des gens originaires de la côte et des gens originaires de la lisière Est de la forêt des Mikea. Ils vivent de la chasse et de la cueillette au cœur de la forêt. Ces vrais Mikea sont des conservateurs de la forêt et ils la considèrent comme leur lieu de refuge et leur grenier naturel. A force de vivre dans la forêt, ils se confondent en elle, ce qui déroute le plus souvent la vision simpliste des gens de passage dans cette forêt, car ils confondent les pré-Mikea et les Mikea dans leur existence actuelle.

Actuellement la société Mikea a subi une transformation comme les autres sociétés paysannes, notamment suite au phénomène migratoire lié à la culture spéculative du maïs. Ces nouveaux venus « se mikéisent » à leur tour et s’adaptent saisonnièrement à la manière des Mikea.

L’usage désigne aujourd’hui par Mikea tout habitant de la forêt, qu’il soit saisonnier en pratiquant la culture de maïs sur brûlis, ou qu’il soit permanent en vivant des activités quotidiennes de chasse et de cueillette. Mais si on tient compte de l’étymologie du mot Mikea, le groupe dit Mikea a une identité culturelle distincte des autres groupes, caractérisée par une dépendance considérable envers les produits de la forêt pour sa subsistance quotidienne.

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